Excellent début d’année pour Temenos

AWP

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Le groupe de logiciels bancaires dirigé par Max Chuard a amélioré son revenu d’exploitation de plus d’un quart au premier trimestre.

Temenos a grandement tiré profit au 1er trimestre de la poursuite de la transformation numérique du monde bancaire. Le développeur genevois de logiciels pour les banques a dépassé les attentes en réalisant un chiffre d’affaires de 203,8 millions de dollars (quasiment la même somme en francs), pour un résultat opérationnel (Ebit) de 49,5 millions.

La hausse réelle du chiffre d’affaires, selon la norme IFRS, est de 18%, tandis que l’Ebit (non-IFRS) bondissait de près de 30% pour se situer plus de 5 millions de dollars au-dessus du consensus des analystes, selon les chiffres publiés mardi après la clôture de la Bourse.

Interrogé par AWP, le nouveau directeur général (CEO) Max Chuard s’est réjoui notamment de la hausse de 28% (à taux de change constants) des recettes de licence, qui ont dépassé 75 millions de dollars. «Nous avons enregistré une très bonne performance pour tous nos produits et dans toutes les régions. Le deuxième trimestre a bien démarré également. Pour l’ensemble de l’année, nous prévoyons une croissance à deux chiffres de nos ventes sur tous nos marchés», a-t-il précisé.

Le premier trimestre étant traditionnellement le moins fort - et le dernier le plus vigoureux -, ces résultats indiquent que le nouveau venu à l’indice SLI des 30 principales entreprises de Suisse devrait pour la première fois atteindre le milliard de dollars de chiffres d’affaires en 2019. «Une grande majorité de banques utilisent toujours des systèmes développés en interne avant l’ère d’Internet. Les besoins de modernisation («digitalisation») restent très importants», a expliqué M. Chuard.

22 nouveaux clients

Temenos a gagné 22 clients au 1er trimestre, contre 18 douze mois plus tôt. Parmi les nouveaux venus, l’entreprise s’occupe désormais de la transformation numérique d’Al Rajhi Bank, plus grande banque islamique au monde. Temenos compte 19 banques clientes en Arabie Saoudite, pays parmi d’autres où le développeur genevois propose une plateforme de base spécifique adaptée à la législation locale.

Outre les recettes de licences, les revenus tirés de l’entretien (84,7 millions) et des services (43,9 millions) ont crû aussi fortement, ainsi que, d’une façon générale, les prestations SaaS, modèle de distribution de logiciels à travers le cloud. Ces services permettent notamment aux banques d’avoir une infrastructure plus légère.

Quant à la société américaine Avoka, acquise en décembre pour 245 millions de dollars, «l’intégration avance très bien», a relevé Max Chuard.

Temenos maintient ses objectifs annoncés en février, à savoir une hausse de 16 à 19% du chiffre d’affaires en 2019 (à taux de change constants) et une progression des droits de licence de 17,5 à 22,5%. L’Ebit est attendu entre 310 et 315 millions de dollars.

Depuis le début de l’année, l’action a bondi de quelque 37% et est une des grandes gagnantes à la Bourse suisse.