Le pétrole rebondit avec un regain d’inquiétude sur le détroit d’Ormuz

AWP/AFP

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Vers 11h45, le Brent affiche une grimpée de 2,36% à 117,59 dollars et le WTI une montée de 2,08% à 104,12 dollars.

Les cours du pétrole progressent vendredi avec des inquiétudes du marché sur le détroit d’Ormuz, quatre navires ayant percuté des mines jeudi selon l’Iran.

Vers 10h45 GMT (11h45 HEC), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en décembre, dont c’est le dernier jour de cotation, prenait 2,36% à 117,59 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, gagnait 2,08% à 104,12 dollars.

Trois navires «contrevenants ont explosé et pris feu après avoir heurté des mines alors qu’ils tentaient d’emprunter la voie non autorisée au sud du détroit», ont déclaré les Gardiens de la Révolution, puissante force armée de l’Iran, dans un communiqué.

L’armée iranienne a ensuite annoncé qu’un autre pétrolier avait été touché.

«Les attaques soulignent la gravité de la situation sécuritaire au Moyen-Orient», affirme Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

Téhéran revendique depuis le début du conflit le contrôle du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial d’hydrocarbures. Les États-Unis contestent cette revendication et y organisent le passage de pétroliers.

Le risque dans la région est aussi alimenté par les hostilités entre la coalition menée par l’Arabie saoudite et les Houthis du Yémen.

Les combattants houthis ont multiplié les attaques sur le sol saoudien, visant notamment les installations pétrolières du royaume.

Le marché attend aussi les élections américaines de mi-mandat prévues la semaine prochaine.

«L’issue du scrutin pourrait être moins importante que ce qui se passera ensuite», avec une prime de risque importante déjà associée à la probabilité d’une nouvelle période d’escalade entre les États-Unis et l’Iran, selon Norman Liebke, analyste chez Commerzbank.

Le Wall Street Journal a rapporté mercredi que Washington avait demandé à plusieurs pays du Golfe de se préparer à une éventuelle «campagne militaire courte et intense» après les «midterms».

L’Iran a cependant reçu une lettre adressée par le vice-président américain JD Vance pour relancer les négociations, selon plusieurs médias. Et une délégation qatarie est arrivée vendredi à Téhéran pour des «discussions» avec des responsables iraniens, a rapporté un média d’État iranien.

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