La croissance du produit intérieur brut (PIB) s’est fortement accélérée au troisième trimestre aux Etats-Unis, à 3,4% en rythme annualisé, tirée par les investissements et la consommation des ménages, selon des données officielles publiées jeudi.
La croissance était de 2,2% au deuxième trimestre.
Le service statistique officiel BEA met en avant le rythme annualisé, qui projette sur l’ensemble de l’année l’évolution observée pendant trois mois.
D’un trimestre sur l’autre, la progression est de 0,8%.
Les analystes s’attendaient à une performance très solide, mais moindre (3,1% en rythme annualisé), selon le consensus publié par MarketWatch.
Cette publication intervient à quelques jours des élections de mi-mandat aux Etats-Unis. Les sondages présentent le parti républicain du président Donald Trump comme étant en mauvaise posture, en particulier du fait du coût de la vie.
La veille, le président de la Réserve fédérale américaine (Fed) Kevin Warsh avait souligné à quel point l’activité était robuste dans la première économie mondiale, soutenue par la «résilience» de la consommation et les investissements dans les hautes technologies, en premier lieu l’intelligence artificielle.
Interrogé en conférence de presse pour savoir s’il pourrait s’agir d’une «surchauffe», il a répondu que «ce n’était pas l’avis de la plupart de (s)es collègues» responsables monétaires.
«La productivité augmente (...). La croissance économique est donc plus forte, mais cela ne me permet pas de conclure que cette croissance est en quelque sorte à l’origine de l’inflation et qu’elle complique notre tâche», a-t-il ajouté.
La banque centrale est chargée de créer les conditions du plein-emploi et de limiter l’inflation à 2%, un objectif manqué depuis plus de cinq ans.
Une autre donnée publiée jeudi par le BEA, l’indice d’inflation PCE, montre que la hausse des prix s’est accélérée en septembre, à 3,6% sur un an.