Le mastodonte pharmaceutique Novartis a inscrit au troisième trimestre un correctif de valeur de près de deux milliards de dollars suite à l’échec d’une étude clinique pivot sur le delpacibart étédésiran (del-désiran). L’opération se traduit par une évaporation de 70% sur un an du bénéfice net à 1,20 milliard de dollars (987,6 millions de francs).
La multinationale rhénane a sinon livré un partiel robuste, avec notamment une extension de 2,3 points de pourcentage de la marge d’exploitation (Ebit) - apurée de tout facteur jugé non récurrent - à 41,6%. Le résultat afférent s’est ainsi enrobé de 10,5% à 6,04 milliards de dollars et le bénéfice net de base de 7,5% à 4,66 milliards, selon un compte-rendu diffusé mardi.
Le chiffre d’affaires a enflé de 4,4% à 14,52 milliards de dollars, alimenté par les principaux moteurs de ventes. Les recettes du Kisqali ont ainsi bondi de 37% à 1,82 milliard et celles du Kesimpta de 22% à 1,48 milliard, surcompensant le déclin des revenus de l’Entresto, de 38% à 1,17 milliard. L’anti-inflammatoire Cosentyx a livré une contribution de 1,86 milliard, agrémentée de 9%.
Hors correctif de valeur, la volée de chiffres comble généreusement les attentes des analystes consultés par l’agence AWP. Le consensus autour du chiffre d’affaires s’établissait à 14,44 milliards de dollars. La marge opérationnelle ajustée devait s’établir à 38,9% et le bénéfice ajusté atteindre 4,34 milliards.
Sur neuf mois, le chiffre d’affaires a grappillé 2% pour atteindre 42,04 milliards, alors que le bénéfice net a plongé de 34% à 7,61 milliards. Apuré de tout élément exceptionnel, ce dernier indicateur accuse un petit retard de 4%.
La direction relève son ambition de rentabilité pour l’ensemble de l’exercice, tablant désormais sur une stagnation, voire une modeste progression de l’Ebit de base, au lieu d’un léger recul. La croissance attendue des recettes demeure plafonnée sous 5%. La cadence annualisée de croissance sur la période 2025-2030 doit toujours s’établir dans un couloir de 5% à 6%.