Le chimiste de la construction Sika a renoué avec la croissance sur neuf mois en 2026, corrigeant au troisième trimestre le léger déclin accusé à mi-parcours. Les difficultés liées à un marché chinois de l’immobilier résidentiel sinistré ont toutefois pesé sur la performance régionale en Asie.
Le chiffre d’affaires du groupe s’est enrobé de 1,6% sur un an, voire de 4,8% en monnaies locales, pour s’établir à 8,71 milliards de francs. Sika se calcule une croissance organique de 3,5%, pour des effets de périmètres représentant 1,3%.
La contribution de la zone Asie/Pacifique s’est tassée de 6,3% à 1,64 milliard de francs. Hors construction en Chine, le reste de la région affiche néanmoins une croissance de 7,7%, assure la multinationale zougoise dans son point de situation vendredi.
Alimentées notamment par de colossaux investissements dans les infrastructures en Allemagne, les recettes sur le Vieux continent ont bondi de 5,8% à 4,05 milliards. Les recettes américaines se sont enrobées de 0,8% à 3,02 milliards.
Revendiquant des progrès avec le programme d’économies en cours, Sika demeure convaincu de parvenir à rogner sa base de coûts de 80 millions de francs dès l’année en cours et de l’abaisser durablement de 150 à 200 millions à l’horizon 2028.
Contrariée pour l’heure par une hausse des coûts, la marge brute opérationnelle (Ebitda) a stagné à 19,2%, pour un résultat afférent de 1,68 milliard de francs. Le bénéfice net a enflé de 1,9% à 887,8 millions.
Si la performance commerciale et la croissance organique comblent généreusement les attentes des analystes consultés par l’agence AWP, le bénéfice net s’inscrit dans le bas de la fourchette des pronostics.
La direction reconduit inchangée sa feuille de route pour l’exercice en comprenant une croissance hors effets de changes de 3 à 6% et une marge Ebitda de 19,0 à 19,5%.