Le géant vaudois de l’alimentation Nestlé a vu ses ventes rester stables sur neuf mois, grâce à une hausse de celle-ci au troisième trimestre. La direction confirme ses objectifs pour l’ensemble de l’année.
Sur neuf mois, le chiffre d’affaires s’est établi à 65,90 milliards de francs. Les effets de change négatifs de 3,7% ont compensé la croissance organique, dévoile jeudi Nestlé dans un communiqué.
La croissance organique est affichée à 3,7%, contre 3,3% un an plus tôt. La croissance interne réelle (RIG), qui mesure elle les volumes, a atteint 1,9%, contre 0,6% auparavant. L’effet de prix se monte lui à 1,8%, à comparer avec 2,8%.
Au dernier trimestre, les revenus du groupe se montent à 22,76 milliards de francs, contre 21,64 à la même période un an plus tôt. La croissance organique s’est établie à 4,0%. La croissance interne réelle à 2,8% et l’effet de prix à 1,1%.
Par catégorie, les Eaux et boissons premium ont affiché la progression la plus marquée, avec une croissance organique de 12,3% au troisième trimestre, tandis que la Nutrition n’a progressé que de 0,3% en raison notamment de l’impact du rappel de préparations pour nourrissons.
Ces chiffres vont au-delà des prévisions des analystes consultés par AWP, dont le consensus tablait un chiffre d’affaires de 65,62 milliards sur neuf mois, et sur une croissance organique de 3,5% et une croissance interne réelle de 1,7% au troisième trimestre.
Par ailleurs, les activités de Nestlé en Fédération de Russie ne sont plus consolidées à compter de fin septembre 2026 suite à leur placement sous administration externe temporaire.
«Cet événement n’a eu aucun impact sur les ventes du troisième trimestre ou des neuf premiers mois, et n’a qu’un impact financier limité sur les résultats récurrents de 2026», affirme le groupe.
Pour l’ensemble de l’exercice, la nouvelle direction confirme ses objectifs, à savoir une croissance organique de 3 à 4% et une amélioration de la marge opérationnelle ajustée par rapport au chiffre de l’année précédente, qui s’élevait à 16,1%. «Au second semestre, elle devrait être globalement similaire à celle du premier semestre, si l’on exclut tout remboursement de droits de douane», précise Nestlé