Au fil du cycle, les spreads peuvent se resserrer ou s’élargir, tandis que les écarts de valorisation entre secteurs, émetteurs et instruments évoluent. Une approche obligataire traditionnelle, essentiellement positionnée à l’achat, reste largement dépendante de l’orientation générale du marché.
Une stratégie alternative long/short cherche au contraire à exploiter aussi bien les opportunités à la hausse que les fragilités identifiées par l’équipe de gestion. Elle peut acheter les obligations d’entreprises jugées solides ou sous-évaluées et prendre des positions vendeuses sur celles dont les fondamentaux paraissent plus fragiles ou dont la valorisation semble excessive.
L’objectif est ainsi de construire une performance moins dépendante des mouvements généraux des marchés du crédit.
Une approche qui évolue avec le cycle
Lors des périodes d’expansion, les spreads sont généralement plus resserrés et les écarts de valorisation entre émetteurs peuvent être plus limités. Les possibilités d’arbitrage sont alors moins nombreuses et la performance repose davantage sur le taux monétaire et sur les opportunités spécifiques identifiées au sein du marché.
Les phases de ralentissement ou de stress peuvent, à l’inverse, générer une plus forte dispersion, les entreprises, les secteurs et les instruments ne réagissant pas tous de la même manière à la dégradation de l’environnement économique. Cette dispersion peut créer davantage d’opportunités pour une stratégie capable de prendre simultanément des positions longues et courtes.
La gestion ne consiste donc pas simplement à anticiper une hausse ou une baisse du marché. Elle cherche à adapter les expositions à l’évolution du cycle et à exploiter les différences de comportement entre les composantes de l’univers du crédit.
Trois moteurs complémentaires
L’approche s’appuie sur trois composantes complémentaires:
La première est une analyse fondamentale des émetteurs. L’équipe étudie notamment la solidité financière des entreprises, leur capacité à générer des flux de trésorerie, leur niveau d’endettement et leur résistance à différents scénarios économiques. Ces analyses ont pour objectif de permettre d’identifier les émetteurs ayant le meilleur potentiel, mais aussi ceux qui présentent davantage de vulnérabilités.
La deuxième composante est quantitative et vise à exploiter les différences de valorisation entre des instruments comparables, tout en limitant l’exposition à la direction générale du marché.
Enfin, une composante tactique utilisant des indices de crédit peut permettre d’ajuster plus rapidement l’exposition globale en fonction des conditions de marché.
Ces trois moteurs ont pour objectif de diversifier les sources de performance et de risque, et d’éviter ainsi que le résultat de la stratégie ne repose sur une seule décision ou un seul scénario de marché.
Exploiter les écarts de valorisation
Les inefficiences exploitées peuvent être de nature fondamentale. Deux secteurs, deux régions ou deux entreprises ne présentent pas nécessairement la même capacité à résister à une dégradation économique. Une analyse approfondie peut ainsi conduire à privilégier certains émetteurs et à se positionner négativement sur d’autres.
Les opportunités peuvent également provenir des instruments eux-mêmes. Une entreprise peut avoir émis des obligations en euros et en dollars, des dettes senior et subordonnées, ou encore être accessible par l’intermédiaire d’obligations détenues en direct et de dérivés de crédit. Ces différentes expositions peuvent présenter des valorisations très différentes, alors même qu’elles renvoient au risque d’un même émetteur.
Ces écarts ne résultent pas nécessairement d’une erreur d’appréciation du marché. Ils peuvent s’expliquer par des différences de liquidité, de financement, de contraintes réglementaires ou de risque résiduel. C’est pourquoi une analyse fondamentale rigoureuse est nécessaire.
Une autre manière d’aborder les marchés du crédit
Une stratégie alternative long/short ne cherche pas uniquement à sélectionner les obligations sur leur potentiel de performance. Elle vise également à identifier les profils plus fragiles et à tirer parti des écarts de valorisation entre secteurs, émetteurs et instruments.
Sa flexibilité lui permet d’adapter son exposition aux différentes phases du cycle, y compris lorsque les conditions deviennent plus difficiles pour les stratégies obligataires directionnelles.
Dans un univers du crédit vaste et fragmenté, cette approche cherche ainsi à transformer la dispersion des marchés en opportunités, tout en visant une faible corrélation avec leur direction générale. Elle s’appuie également sur la stabilité d’une équipe de gestion expérimentée : le gérant principal et ses co-gérants travaillent ensemble chez Candriam depuis plus de dix ans, sans changement dans l’équipe depuis le lancement de la stratégie.
Risques
Tout investissement dans nos stratégies comporte des risques, y compris le risque de perte en capital. Les principaux risques associés à notre stratégie Crédit Alternatif sont: risque de perte en capital, risque de taux, risque de crédit, risque lié aux instruments financiers dérivés, risque d’arbitrage et risque de durabilité.
Les risques mentionnés ne sont pas exhaustifs et de plus amples détails sur les risques associés à l’investissement dans notre stratégie Crédit Alternatif sont disponibles dans les documents réglementaires.
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