La Suisse doit mieux lutter contre le blanchiment d’argent

AWP/ATS

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Un rapport de la Confédération préconise davantage de ressources dans la poursuite pénale, des sanctions plus sévères en matière de surveillance financière et l’adoption rapide d’une loi anti-mafia.

Les risques liés au blanchiment d’argent et au financement du terrorisme restent élevés en Suisse. Un rapport de la Confédération préconise davantage de ressources dans la poursuite pénale, des sanctions plus sévères en matière de surveillance financière et l’adoption rapide d’une loi anti-mafia.

La place financière suisse reste attractive pour les criminels, révèle le troisième rapport d’évaluation nationale des risques de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme, adopté mercredi par le Conseil fédéral. Si le dispositif de lutte suisse est globalement solide, il doit s’adapter en permanence aux nouvelles technologies utilisées par les auteurs d’infractions.

Afin que la Suisse améliore sa lutte dans ce domaine, le groupe de coordination interdépartemental pour la lutte contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération (GCBF) a adressé huit recommandations au Conseil fédéral. Il avait déjà publié des rapports en la matière en 2015 et en 2021.

Davantage de personnel

Au coeur des recommandations figure une mise en garde contre les pénuries de personnel et les lacunes techniques. En raison de l’augmentation massive des déclarations de soupçon de blanchiment d’argent, le système de contrôle risque d’atteindre ses limites. Les autorités de surveillance et d’exécution doivent donc impérativement se doter de personnel supplémentaire, de meilleurs systèmes informatiques et de moyens financiers suffisants.

Selon le rapport, il est également nécessaire d’agir en matière de sanctions. Les efforts en cours visant à élargir l’arsenal de sanctions de l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma) doivent être poursuivis. L’objectif est de parvenir à «des sanctions efficaces, proportionnées et dissuasives».

Les auteurs du rapport sont aussi préoccupés par la criminalité organisée. Les réseaux criminels utilisent la Suisse non seulement pour transférer des fonds, mais aussi pour s’infiltrer de plus en plus dans le tissu économique légal. Le GCBF insiste pour que le projet de loi en cours visant à lutter contre la criminalité organisée soit soumis au Parlement «dès que possible».

Il recommande encore d’examiner et, le cas échéant, de revoir la loi actuelle sur le contrôle des métaux précieux. Il convient également d’évaluer en continu si le registre de transparence relatif à la divulgation des ayants droit économiques, entré en vigueur le 1er octobre, produit les effets escomptés.

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