Wall Street clôture en baisse, entre IA et résultats d’entreprises

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Le Dow Jones recule de 0,35%, le Nasdaq fléchit de 0,15% et l’indice élargi S&P 500 (-0,02%) termine non loin de l’équilibre.

La Bourse de New York a clôturé dans le rouge mardi, digérant à la fois les résultats trimestriels des grandes banques et le recul de plusieurs géants des semi-conducteurs.

Le Dow Jones a perdu 0,35%, l’indice Nasdaq a reculé de 0,15% et l’indice élargi S&P 500 (-0,02%) a terminé non loin de l’équilibre.

Le marché a «été pénalisé par le recul de certaines valeurs liées au secteur de l’intelligence artificielle (IA)», commente auprès de l’AFP Peter Cardillo, de Spartan Capital Securities.

Les semi-conducteurs, principaux bénéficiaires des investissements dans l’IA, ont été particulièrement touchés par des «craintes liées à l’intensification de la concurrence exercée» par le champion chinois des puces mémoire ChangXin Memory Technologies (CXMT), détaillent les analystes de Briefing.com.

L’entreprise a dit avoir progressé dans la conception d’une puce plus dense, capable de stocker davantage de données sur une même surface. Elle compte livrer d’ici la fin de l’année des modules de mémoire pour serveurs utilisant cette technologie.

A Wall Street, Micron (-3,62%) et SK hynix (-3,19%) ont accusé le coup.

D’autres géants du secteur, qui avaient pourtant démarré la séance dans le rouge, sont finalement parvenus à garder la tête hors de l’eau, à l’instar de Nvidia (+0,97%), AMD (+1,90%) ou Marvell (+1,08%).

En parallèle, «le coup d’envoi de la saison des résultats d’entreprises a été donné», note Peter Cardillo.

Comme à l’accoutumée, les institutions financières ont ouvert le bal.

La banque d’affaires américaine Goldman Sachs (-0,23% à 891,91 dollars) a reculé, malgré un chiffre d’affaires en hausse au troisième trimestre, de 18,68 milliards de dollars, grâce aux activités de négociation d’actions et de conseil.

Sur la même période, son bénéfice net par action - donnée de référence pour Wall Street - ressort à 17,01 dollars, soit 39% de plus qu’un an plus tôt.

Sa concurrente JPMorgan Chase (-0,82% à 331,57 dollars) a déçu les attentes, plombée par une charge exceptionnelle de plus de 600 millions de dollars liée à des pertes sur un investissement en titres non précisé.

Citigroup a également glissé de 5,60% malgré des résultats meilleurs qu’escompté.

«Le marché ne prendra véritablement la mesure de la saison des résultats que lorsque les publications s’élargiront à un éventail plus diversifié de secteurs d’activité», estime encore Peter Cardillo.

L’attention des opérateurs se reporte désormais sur les chiffres de l’inflation aux Etats-Unis (indice CPI) pour le mois de septembre, attendus mercredi avant l’ouverture de Wall Street.

«Une accélération marquée (de l’inflation, ndlr) ferait probablement remonter les rendements obligataires et le dollar, ce qui pourrait peser sur les actions», note M. Cardillo.

L’indicateur pourrait ainsi rebattre les cartes quant aux attentes sur l’avenir de la politique monétaire américaine.

Pour le moment, la grande majorité des acteurs du marché tablent sur un statu quo lors de la prochaine réunion de la banque centrale américaine (Fed) en octobre, puis sur une hausse à l’issue du dernier rendez-vous de l’année, début décembre.

Sur le marché obligataire, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l’Etat américain évoluait à 5,21% vers 20H25 GMT, contre 5,24% vendredi en clôture. Il était resté fermé lundi en raison d’un jour férié (Colombus Day).

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