Une croissance plus forte attendue en Suisse pour 2026

AWP

1 minute de lecture

Le consensus KOF escompte désormais une croissance du PIB ajustée des événements sportifs de 1,7% cette année, contre 0,9% en juin dernier, grâce aux exportations et aux investissements.

L’économie helvétique devrait enregistrer cette année une croissance plus vigoureuse qu’escompté au début de l’été. Les économistes consultés par le KOF ont ainsi revu à la hausse leurs estimations, tablant sur des exportations et des investissements plus robustes.

Le consensus KOF escompte désormais une croissance du Produit intérieur brut (PIB) ajusté des événements sportifs de 1,7% cette année, contre 0,9% en juin dernier, selon le communiqué publié vendredi par le Centre de recherches conjoncturelles (KOF) de l’EPF de Zurich. En prenant en compte ces événements, la progression devrait atteindre 2,1%, contre 1,1%.

Les pronostics sont aussi plus confiants pour l’année prochaine et les cinq suivantes, avec des taux attendus respectivement à 1,6% et 1,7%, contre 1,5% et 1,6% il y a trois mois.

Jeudi, la Banque nationale suisse (BNS) a sensiblement relevé sa prévision de croissance du produit intérieur brut (PIB) pour l’année en cours, dans une fourchette de 1,5% à 2,0% contre environ 1% mi-juin. L’essor de l’économie helvétique reste attendu à peu ou prou 1,5% en 2027 par la gardienne du franc.

Les économistes interrogés par le KOF tablent sur des investissements accrus, notamment dans la construction. Pour ces derniers, une croissance de 2,4% est espérée cette année, soit un point de pourcentage de plus qu’en juin. La tendance devrait rester dynamique l’an prochain (1,9% après 1,6%).

Exportations en verve

Le commerce extérieur doit même bondir. Les experts anticipent ainsi une progression de 2,5% contre seulement 0,5% en juin. En 2027, elle doit atteindre 2,3% (2,3%). Mi-septembre, le Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco) estimait aussi que le commerce extérieur «devrait contribuer davantage à la croissance de cette année qu’on ne l’anticipait encore en juin dernier».

L’inflation doit être ramenée à 0,6% sur l’année, contre 0,7% en juin. A titre de comparaison, le Seco a maintenu sa prévision d’inflation annuelle moyenne de 0,6% pour 2026 et 2027. Le renchérissement a grimpé à 0,8% en août sur un an, après 0,4% en juillet.

La Banque nationale suisse (BNS), lors de sa réunion de politique monétaire jeudi, a dit s’attendre à une hausse de l’inflation au dernier trimestre, avant une baisse en 2027. L’institut d’émission a ainsi relevé sa projection d’une dizaine de points de base (pb) à 0,7%, «du fait de l’augmentation plus forte que prévu des prix des produits pétroliers».

Quant au chômage, le consensus KOF estime qu’il doit toujours s’établir à 3,1%, avant de reculer à 3,0% en 2027, au même niveau que les anticipations du Seco. L’an dernier, le taux de chômage a atteint 2,8% en Suisse.

Le KOF a consulté 17 économistes du 3 au 23 septembre.

A lire aussi...