Raiffeisen veut réduire ses coûts après un solide premier semestre

AWP

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Le numéro deux bancaire helvétique améliore son bénéfice net de 18,9% sur un an pour la période sous revue, à 659,3 millions de francs. Il prévoit parallèlement la suppression de 180 emplois.

La banque Raiffeisen a dévoilé mercredi des mesures pour réduire ses coûts, qui passeront par la suppression de 180 postes, essentiellement en Suisse alémanique, alors que l’établissement coopératif a affiché une solide performance financière sur les six premiers mois de l’année.

Le groupe st-gallois veut économiser environ 60 millions de francs en frais de personnel et matériel l’année prochaine, afin de «maintenir durablement le rapport coûts/revenus à un bon niveau», a-t-il indiqué mercredi dans un communiqué.

Ces mesures affecteront jusqu’à 180 postes sur les 10’972 équivalents temps plein que compte le groupe. Les discussions avec les représentants du personnel viennent de débuter, a indiqué à l’agence AWP un porte-parole de la banque.

«Plus de la moitié de cette réduction peut être obtenue grâce aux fluctuations naturelles, à la suppression de postes non pourvus, à la diminution du recours à du personnel externe et à des départs en retraite anticipée», a assuré Raiffeisen dans son communiqué.

Environ 70 licenciements sont prévus au maximum, essentiellement sur les sites de St-Gall et Zurich, ont précisé le directeur général Gabriel Brenna et le responsable des finances Christian Poerschke lors d’une conférence de presse.

Dans le cadre de ce recentrage, Raiffeisen compte renforcer ses activités de placement et avec les entreprises. La nouvelle stratégie sera dévoilée en fin d’année.

Poursuite de la croissance des prêts hypothécaires

Le groupe a parallèlement présenté sa performance financière sur les six premiers mois de l’année. Le produit opérationnel a augmenté de 7,6% à 2,04 milliards de francs, tandis que les charges d’exploitation ont enflé de 3% à 1,16 milliard. La banque a justifié la hausse des coûts par l’augmentation des effectifs l’exercice précédent.

Le rapport entre les coûts et les recettes, un indicateur clé dans le secteur, s’est néanmoins amélioré à 56,8%, après 59,4% enregistrés à la fin de l’année dernière. A titre de comparaison, celui du numéro un suisse UBS se situait au deuxième trimestre à 72,9%, impliquant des dépenses plus élevées.

Le numéro deux bancaire helvétique a bouclé la période sous revue sur un bénéfice net de 659,3 millions de francs, en croissance de 18,9% sur un an.

Les prêts à la clientèle, essentiellement des hypothèques, ont crû de 1,9% à 248,5 milliards de francs. Raiffeisen a également enregistré des afflux d’argent nouveau de 3,3 milliards, après 2,1 milliards au premier semestre 2025. Fort de ces entrées de liquidités et grâce à la bonne tenue des marchés, ses actifs sous gestion ont augmenté de 2,7% à 289,8 milliards.

L’établissement, classé d’importance systémique, a également bénéficié de l’ouverture de 45’000 nouveaux dépôts de titres.

Gabriel Brenna a fait part d’»une évolution très satisfaisante (des) activités au premier semestre: nous sommes parvenus à accroître le volume de nos affaires et avons pu augmenter considérablement le résultat des opérations d’intérêts et des opérations de commissions et des prestations de service».

Concernant les perspectives du numéro deux bancaire helvétique, ce dernier table sur une croissance des affaires au second semestre. «La demande (en crédits hypothécaires) demeure très forte et nous nous attendons à une progression de 3,5% à 4% d’ici la fin de l’année», a détaillé M. Brenna.

 

Raiffeisen réorganise sa structure interne

La banque coopérative Raiffeisen a décidé de restructurer son organisation interne autour de six départements. Des nominations ont été prononcées par le numéro deux bancaire helvétique.
L’établissement st-gallois va se concentrer à partir d’octobre autour des divisions Clientèle privée, Clientèle entreprises & Négoce, Produits & Solutions, Finances & Assistance aux Banques, IT et Risk & Compliance, a-t-il annoncé mercredi dans un communiqué.
Philipp Ackermann, en charge par intérim du département Clientèle entreprises, Treasury & Markets depuis septembre 2025, reprendra début octobre le département Clientèle entreprises & Négoce. Ce dernier avait précédemment oeuvré pour les banques Coutts, Clariden Leu et UBS.
Patrick Lehner va quant à lui diriger dès le 1er novembre le département Clientèle privée, après avoir oeuvré pour Credit Suisse et UBS.
Les membres de la direction Roland Altwegg, actuellement responsable du département Produits & Investment Services, et Helen Fricker, en charge du département Banques Raiffeisen Services, vont par contre démissionner en septembre et quitter l’entreprise.
Avec ces changements, le groupe «est parfaitement positionné pour exploiter les opportunités de manière ciblée, favoriser la croissance et l’innovation et continuer de soutenir au mieux les banques Raiffeisen ainsi que la clientèle», a indiqué le directeur général Gabriel Brenna, cité dans le document.

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