Wall Street évolue dans le rouge, crispée par la hausse des taux obligataires

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Vers 16h15, le Nasdaq abandonne 0,40%, l’indice S&P 500 recule de 0,44% et le Dow Jones fléchit de 0,34%.

La Bourse de New York évoluait en baisse vendredi, pénalisée par une nouvelle progression des taux obligataires, le marché ne parvenant finalement à tirer parti des solides résultats d’Amazon, perçus comme un signal rassurant concernant l’intelligence artificielle (IA).

D’abord en hausse dans les premiers échanges, les trois indices vedettes de la place américaine se sont rapidement retournés.

Vers 14H15 GMT, l’indice Nasdaq, à forte coloration technologique, perdait 0,40%, l’indice S&P 500 reculait de 0,44% et le Dow Jones lâchait 0,34%.

«Le véritable frein au marché aujourd’hui pourrait bien être la hausse des taux des bons du Trésor», observent les analystes de Briefing.com.

Sur le marché obligataire, le taux d’emprunt de l’État américain à échéance dix ans se tendait à 4,72% contre 4,67% la veille en clôture.

L’échéance à long terme (30 ans) continuait aussi d’évoluer à des niveaux plus vus depuis 2007.

«Côté macroéconomique, il y a encore beaucoup d’inquiétude et d’incertitude», explique à l’AFP Alonso Munoz, directeur des investissements chez Hamilton Capital Partners. D’autant que «le conflit en Iran continue de rendre les cours du pétrole très volatils.»

Les prix du brut évoluaient en hausse vendredi alors que les hostilités se poursuivent au Moyen-Orient, attisant encore une fois les craintes inflationnistes.

Selon un indice publié la veille, l’inflation aux Etats-Unis a marqué le pas au mois de juin, revenant à 3,7% sur un an, contre 4,1% en mai.

Mais pour plusieurs membres de la banque centrale américaine (Fed) - qui a voté cette semaine pour un statu quo sur ses taux -, la hausse des prix suit un rythme trop élevé.

«De mon point de vue, il est temps que le FOMC (le comité de politique monétaire de la Fed, ndlr) agisse pour accélérer le retour de l’inflation vers notre cible de 2% et réaliser notre engagement auprès du peuple américain d’une stabilité des prix», a déclaré vendredi la présidente de la branche de Cleveland de l’institution, Beth Hammack, qui s’est prononcée cette semaine en faveur d’une hausse des taux.

Côté entreprises, «le repli d’Apple se fait sentir dans le secteur technologique» au lendemain de ses résultats trimestriels, notent les analystes de Briefing.com.

La firme à la pomme chutait de 8,41% à 305,38 dollars, pâtissant de prévisions jugées trop timides. Sa capitalisation s’éloignait franchement du seuil de 5000 milliards de dollars atteint pour la première fois en début de semaine.

En revanche, le géant technologique Amazon (+13,40% à 267,05 dollars) était propulsé après avoir présenté la veille des résultats trimestriels qui ont séduit les investisseurs, en particulier grâce à la croissance de l’informatique à distance (cloud), ravivant l’enthousiasme autour de l’IA.

Malgré des dépenses toujours colossales pour développer cette technologie, «on observe sur le marché une certaine forme de confiance dans le fait que ces entreprises maîtrisent leur situation (...) et qu’elles ont un plan pour ces dépenses d’investissement», souligne Alonso Munoz, directeur des investissements chez Hamilton Capital Partners.

Amazon entraînait dans son sillage d’autres géants du secteur comme Alphabet (+2,78%) ou Nvidia (+1,18%).

Même Meta (Facebook, Instagram), sanctionné la veille pour sa rentabilité affaiblie par des dépenses massives dans l’IA, reprenait des couleurs (+1,51%).

De leur côté, les géants pétroliers américains ExxonMobil (-2,40% à 153,20 dollars) et Chevron (+0,33% à 192,95 dollars) ont annoncé vendredi, sans surprise, des résultats en très forte hausse face à l’envolée des cours de l’or noir.

Mais, pour ExxonMobil, l’essor du bénéfice net a été moins prononcé qu’attendu par les analystes dans un «marché volatil».

Pour Chevron en revanche, rien n’est venu assombrir ses résultats trimestriels qui ont surpassé ceux de l’année précédente.

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