Euronext dopé par l’activité des marchés et le retour des IPO au deuxième trimestre

AWP/AFP

1 minute de lecture

Le groupe boursier améliore son bénéfice net de près de 20%, à 218,8 millions d’euros.

L’opérateur boursier paneuropéen Euronext a publié jeudi un bénéfice net et un chiffre d’affaires en nette hausse au deuxième trimestre 2026, bénéficiant d’une forte activité sur les marchés financiers, de la diversification de ses activités et d’un regain des introductions en bourse en Europe.

Euronext a dégagé un chiffre d’affaires de 544,4 millions d’euros d’avril à juin 2026, en hausse de 16,9% sur un an, signant ainsi son neuvième trimestre consécutif de croissance à deux chiffres. Le bénéfice net a grimpé de 19,1% à 218,8 millions d’euros.

Le groupe, qui exploite les bourses de Paris, Amsterdam, Bruxelles, Dublin, Lisbonne, Milan, Oslo et Athènes, a profité d’un niveau élevé d’activité sur les marchés financiers dans un contexte de volatilité persistante.

Les revenus des activités de trading, soit l’échange de produits financiers, le coeur de métier d’Euronext, ont bondi de 24,9% sur un an, à 132,7 millions d’euros.

Les activités liées aux obligations, aux devises et aux matières premières (FICC) ont également poursuivi leur croissance, avec des revenus en hausse de 12,3% à 98,4 millions d’euros.

Euronext a également profité d’un redémarrage des marchés de capitaux, avec son plus haut niveau d’introductions en Bourse et de levées de fonds depuis 2023 malgré un environnement de marché volatil. L’opérateur a accueilli 23 nouvelles introductions en Bourse, contre 15 un an plus tôt.

«La liquidité attire la liquidité», a résumé auprès de l’AFP le directeur général d’Euronext, Stéphane Boujnah, estimant que la profondeur des marchés opérés par le groupe favorisait l’arrivée de nouvelles sociétés cotées.

Parallèlement, Euronext a poursuivi sa diversification. Les activités non liées aux volumes de marché ont représenté 58% des revenus du groupe. L’activité «Capital Markets and Data Solutions», qui regroupe notamment les marchés primaires (levées de fonds), les solutions de données et les services aux entreprises et aux investisseurs, a progressé de 17,2%, à 193,8 millions d’euros.

«Les solides performances de nos activités liées aux volumes comme de celles qui n’en dépendent pas confirment la pertinence de notre modèle économique diversifié», a souligné Stéphane Boujnah, cité dans un communiqué.

Euronext a par ailleurs confirmé le lancement en septembre de son projet paneuropéen de dépositaire central de titres (CSD), une infrastructure destinée au règlement-livraison et à la conservation de titres.

A lire aussi...