Thales se désendette fortement grâce à des ventes en hausse

AWP

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Le groupe a enregistré au premier semestre un bénéfice net (part du groupe) en chute de 27%, à 485 millions d’euros (450 millions de francs).

Le groupe français de hautes technologies de défense et d’aéronautique Thales a indiqué jeudi qu’il s’était fortement désendetté depuis un an, profitant de commandes d’armement et de la croissance dans l’aérospatiale.

Le groupe a enregistré au premier semestre un bénéfice net (part du groupe) en chute de 27%, à 485 millions d’euros (450 millions de francs).

Cette baisse s’explique entièrement par une provision pour pertes annoncée début juillet, après l’abandon par l’Allemagne d’une commande de frégates, les F126, ce qui a pesé à hauteur de 331 millions d’euros sur le résultat net de Thales.

Le groupe a néanmoins confirmé ses prévisions pour l’ensemble de 2026, dont une marge opérationnelle (Ebit ajusté) comprise entre 12,6% et 12,8%, après 12,4% en 2025 et 11,8% en 2024.

«Grâce à une dynamique commerciale favorable dans l’ensemble de ses activités, et à la hausse continue de ses capacités de production pour répondre à la demande de ses clients, le groupe entame le second semestre 2026 avec confiance», a affirmé Thales dans un communiqué.

Selon son patron, Patrice Caine, «dans un contexte géopolitique de plus en plus incertain, les produits et solutions de Thales reposant sur la sécurité, la souveraineté et l’innovation démontrent à nouveau toute leur pertinence et leur attractivité à l’échelle mondiale».

La bonne tenue du chiffre d’affaires (+6,7% à 10,95 milliards d’euros) et des coûts a permis d’améliorer les finances au premier semestre.

La dette nette du groupe, qui était encore de 3,4 milliards d’euros fin juin 2025, a ainsi été réduite de 85% en un an, tombant à 519 millions.

C’est «une performance exceptionnelle», avec une amélioration de la trésorerie «très, très importante», a salué M. Caine, lors d’une visioconférence avec la presse avant la publication des résultats.

Interrogé sur la baisse du cours de Bourse après l’annonce en avril du chiffre d’affaires du premier trimestre, inférieur aux prévisions des analystes, M. Caine a souligné que Thales affichait régulièrement des résultats conformes à ses projections.

«C’est un peu la marque de fabrique de Thales : on dit ce qu’on fait, on fait ce qu’on dit. On est assez prévisible de ce point de vue-là», a-t-il considéré.

Les commandes reçues au premier semestre, en hausse de 20% à près de 12,5 milliards d’euros, dépassent ainsi la prévision moyenne des analystes publiée par le groupe, qui était aux alentours de 10,5 milliards.

La plus forte croissance des commandes concerne la défense (+28%, dans une activité qui représente 58% du chiffre d’affaires du groupe), légèrement devant l’aéronautique (+23%), mais les commandes ont diminué dans la cybersécurité et le numérique (-4%).

Dans l’armement, Thales a noté au premier semestre une dynamique «soutenue (...) tout particulièrement au Moyen-Orient», où ses «produits et solutions enregistrent une forte demande».

Le groupe a détaillé des commandes de blindés faites par l’Australie, «de milliers de systèmes optroniques» (amélioration de l’optique par l’électronique) commandés par l’Allemagne, «la modernisation du système de mission des frégates de classe Hydra» par la Grèce, ou encore de multiples commandes émanant de la France ou du groupement OCCAR (six pays européens).

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