Un responsable de la Réserve fédéral américaine (Fed), Christopher Waller, a estimé vendredi lors d’un discours à la Banque centrale européenne (BCE), qu’il est désormais autant probable que l’institution révise ses taux à la hausse qu’à la baisse.
La Fed a maintenu ses taux inchangés lors des dernières réunions de son Comité de politique monétaire (FOMC), dont fait partie M. Waller, alors que l’inflation est repartie à la hausse sous l’effet de l’envolée des prix du pétrole provoquée par la guerre au Moyen-Orient. Dans de telles conditions et «en me basant sur les récentes données, je défends l’idée que notre communiqué pointe clairement le fait qu’une baisse des taux n’est pas plus probable qu’une hausse dans le futur», a déclaré M. Waller, en référence au document accompagnant la dernière décision de la Fed.
Selon le compte-rendu de la dernière réunion de l’institution, fin avril, «une majorité des participant ont (...) souligné qu’un certain resserrement de la politique monétaire deviendrait probablement nécessaire si l’inflation continuait de se maintenir de manière persistante au-dessus de 2%». Un seul membre du FOMC, Stephen Miran, qui va laisser sa place au nouveau président de la Fed Kevin Warsh, s’était prononcé en faveur d’une baisse des taux.
Trois autres responsables avaient désapprouvé la formulation du communiqué final. Ils voulaient signaler aux marchés financiers que le prochain mouvement pourrait être une hausse, vu l’accélération de l’inflation. Christopher Waller y joint donc désormais sa voix.
La prochaine réunion du FOMC est prévue les 16 et 17 juin prochains et sera la première présidée par M. Warsh, qui doit prêter serment vendredi à la Maison Blanche. La quasi totalité des analystes s’attendent à ce que les taux y restent inchangés, selon l’outil de veille de CME, FedWatch.