Sandoz boucle le premier trimestre sur une croissance

AWP

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Entre janvier et mars, le chiffre d’affaires de Sandoz s’est étoffé de 3% à taux de change constants sur un an à 2,75 milliards de dollars (2,2 milliards de francs).

Porté par les recettes de ses biosimilaires, le géant des médicaments de substitution Sandoz a augmenté son chiffre d’affaires au premier trimestre 2026. La direction confirme ses prévisions pour l’ensemble de l’année.

Entre janvier et mars, le chiffre d’affaires de Sandoz s’est étoffé de 3% à taux de change constants sur un an à 2,75 milliards de dollars (2,2 milliards de francs), rapporte mercredi dans un communiqué l’entreprise bâloise. La performance, conforme aux attentes du groupe, a été portée par les recettes réalisées par les biosimilaires, qui ont particulièrement bien fonctionné en Amérique du Nord.

Le chiffre présenté correspond aux attentes des analystes interrogés par AWP. Ces derniers tablaient justement sur un chiffre d’affaires de 2,7 milliards de dollars. A noter que le groupe pharmaceutique ne publie pas de bénéfice pour les trimestres impairs.

Dans le détail, les ventes nettes de biosimilaires ont augmenté de 18% à taux de change constants à 853 millions de dollars, tandis que les ventes de génériques ont reculé de 3% à 1,9 milliard.

Par région, les ventes nettes en Amérique du Nord ont progressé de 12% à taux de change constants à 591 millions, reflétant le succès des biosimilaires. En Europe, les ventes nettes ont augmenté de 2% à 1,5 milliard. À l’international, les recettes s’inscrivent en revanche en recul de 2% à 609 millions.

Sandoz confirme ses prévisions pour 2026. La direction s’attend à une croissance de son chiffre d’affaires net d’environ 5 à 9%. La marge Ebitda de base devrait s’améliorer d’environ 100 points de base. Pour 2028, le groupe vise une marge Ebitda de base comprise entre 24 et 26%.

 

Les génériques pâtissent du marché de la pénicilline

Si l’activité des biosimilaires chez Sandoz a performé au premier trimestre, il n’en va pas de même pour les génériques. La division a de nouveau subi les conséquences des perturbations du marché de la pénicilline.
Sur les trois premiers mois de l’année, les ventes de génériques chez Sandoz ont reculé de 3% à 1,9 milliard de dollars (1,5 milliard de francs).
Les effets négatifs liés au marché de la pénicilline ont continué à se faire sentir. Déjà l’an dernier, ce segment avait été affecté par des baisses de prix importantes. Les droits de douane américains ont contraint les fournisseurs chinois de principes actifs de pénicilline à rediriger leurs volumes vers l’Europe, augmentant fortement l’offre et provoquant une chute marquée des prix.
Parallèlement, l’introduction de prix minimums en Inde a limité les importations chinoises sur ce marché, ce qui a accentué la pression concurrentielle en Europe et maintenu une pression sur les prix, résume l’analyste en charge chez Jefferies.
En revanche, l’activité des biosimilaires a fortement progressé, de 18% à 853 millions de dollars, tant grâce aux lancements récents qu’aux bonnes performances des produits déjà établis.

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