La politique mondiale tempère les espoirs – PME PMI de Raiffeisen

Domagoj Arapovic, Raiffeisen

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L’indice Raiffeisen PMI PME a de nouveau augmenté de manière inattendue en mars. Cependant, au vu de la situation géopolitique tendue, les premiers signes de ralentissement apparaissent déjà.

Après la forte hausse enregistrée le mois précédent, l’indice Raiffeisen PMI PME a encore progressé en mars. Il est ainsi passé de 53,5 à 55,0 points, ce qui indique une nouvelle amélioration de la conjoncture économique pour les PME du secteur industriel. Contrairement au mois de février, cette hausse est cette fois-ci principalement due aux entreprises axées sur le marché intérieur. Leur situation commerciale s’était détériorée au début de l’année, mais elle connaît désormais une belle amélioration, notamment en ce qui concerne les commandes. Les PME orientées vers l’exportation font quant à elles état d’une expansion de leur activité commerciale aussi robuste qu’en février. Au total, la composante des commandes s’est ainsi améliorée en mars, passant de 55,6 à 59,4 points. Les composantes de production sont restées stables à 55,0 points. Les composantes des délais de livraison se sont clairement démarquées, passant de 50,2 à 55,4 points. Cela semble refléter une meilleure exploitation des capacités, mais des problèmes liés à la chaîne d’approvisionnement sont également mentionnés. Deux composantes ont enregistré une baisse: l’évaluation de l’emploi a reculé de 51,0 à 50,2, tandis que l’indice des stocks d’achats a baissé de 53,0 à 50,4 points.

La nouvelle hausse de l’indice PMI PME confirme que les signes de reprise observés en février n’étaient pas qu’un feu de paille. Or, l’éclatement de la guerre au Proche-Orient a réduit les chances de voir la crise industrielle prendre fin. La reprise repose sur des bases fragiles. Les premiers signes de ralentissement apparaissent déjà dans les résultats des derniers sondages. Comme le montre une enquête spéciale réalisée par Raiffeisen, près de 40% des PME interrogées s’attendent à ce que la situation géopolitique tendue ait des répercussions négatives sur leurs projets d’investissement.

De plus, de nombreuses entreprises exportatrices soulignent dans leurs commentaires que la force du franc ne leur est pas favorable. Si le conflit devait perdurer, la vigueur du franc et le ralentissement de la demande mondiale resteraient les principaux facteurs pesant sur l’économie d’exportation.

Dans quelle mesure la situation géopolitique actuelle (conflit avec l’Iran) et l’incertitude qui en découle influencent-elles vos plans d’investissement pour 2026?

L’impact direct de la hausse des prix de l’énergie n’est toutefois pas négligeable non plus. Les PME de petite taille, généralement tournées vers le marché intérieur, couvrent souvent leurs besoins énergétiques grâce à des contrats à long terme avec des fournisseurs d’électricité locaux. Elles ne ressentent donc les hausses des prix de l’énergie qu’avec un certain décalage. En revanche, les PME de plus grande taille et davantage axées sur l’exportation s’approvisionnent souvent sur le marché libre. Elles se montrent donc bien plus sensibles à la hausse des prix de l’énergie. Ainsi, près de la moitié des PME exportatrices déclarent être fortement, voire très fortement, touchées par la hausse durable des prix de l’énergie.

À quel point votre entreprise serait-elle affectée par une hausse durable des prix de l’énergie?

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