Conflit: risque d’une poussée d’inflation en zone euro, prévient la BCE

AWP

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«Une hausse des prix de l’énergie exerce une pression à la hausse sur l’inflation, en particulier à court terme», a déclaré Philip Lane, chef économiste de la BCE, dans une interview accordée au Financial Times.

Une guerre prolongée au Moyen-Orient pourrait entraîner une forte poussée de l’inflation dans la zone euro, tout en pesant sur la croissance économique, a prévenu mardi un haut responsable de la Banque centrale européenne.

«En termes directionnels, une hausse des prix de l’énergie exerce une pression à la hausse sur l’inflation, en particulier à court terme», a déclaré Philip Lane, chef économiste de la BCE, dans une interview accordée au Financial Times.

Un tel conflit «aurait des effets négatifs sur l’activité économique», a-t-il ajouté.

Après s’être appréciés de plus de 6% lundi, les cours du pétrole continuent de grimper mardi et le baril de Brent de la mer du Nord frise à nouveau les 80 dollars.

Les attaques américaines et israéliennes contre la République islamique ont perturbé les flux énergétiques régionaux, avec le détroit d’Ormuz – par lequel transite environ un cinquième du pétrole mondial - quasiment fermé.

L’ampleur de l’impact et les implications pour l’inflation à moyen terme vont «toutefois dépendre de l’étendue et de la durée du conflit» avec l’Iran, a ajouté M. Lane.

La BCE, qui se réunira le 19 mars pour réévaluer son cap monétaire, aura en tête ces nouvelles préoccupations sur le front de l’inflation.

«Une escalade du conflit au Moyen-Orient figure parmi les principaux scénarios de risque» examinés par la BCE, qui va «suivre de très près l’évolution de la situation», selon le banquier central.

Un conflit prolongé pourrait affecter négativement l’activité économique, réduisant la croissance si les perturbations des marchés énergétiques et des chaînes d’approvisionnement se prolongeaient, a-t-il expliqué.

La BCE maintient depuis l’été dernier son principal taux directeur, sur les dépôts, à 2%, estimant avoir vaincu la forte inflation née de la guerre d’invasion russe en Ukraine lancée en 2022, retombée autour de 2%.

«Le conflit avec l’Iran ne modifie pas de manière significative les perspectives de la politique monétaire, car le seuil requis pour que les décideurs modifient à nouveau les taux semble être assez élevé», indique lundi une note de Capital Economics.

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