Comme il l’avait annoncé, le fabricant de machines et de composants textiles Rieter a plongé dans le rouge l’an dernier, dû notamment aux coûts liés à l’acquisition de la filiale d’Oerlikon Barmag. Suite à cette transaction, finalisée au début de ce mois, le groupe se fixe de nouveaux objectifs.
Au cours de l’exercice écoulé, le chiffre d’affaires a chuté de 20% à 685,1 millions de francs, tandis que les entrées de commandes ont reculé de 3% à 703,4 millions, indique l’entreprise de Winterthour jeudi dans un communiqué.
Le groupe enregistre une perte au niveau de son résultat avant intérêts et impôts (Ebit) de 43,9 millions (-257%). L’Ebit opérationnel, soit avant les coûts de restructuration et de transaction qui s’élèvent à 54,2 millions, demeure positif à 2,5 millions. En fin de compte, le groupe boucle sur une perte nette de 63,4 millions, après un bénéfice net de 10,4 millions en 2024.
A l’exception des entrées de commandes et de la perte nette, ces chiffres sont moins bons qu’attendu par le consensus AWP.
Par conséquent, aucun dividende ne sera versé aux actionnaires.
L’acquisition de Barmag constitue toutefois une étape majeure pour l’entreprise qui se fixe de nouveaux objectifs.
Pour 2026, année de transition, Rieter vise des recettes de 1,3 à 1,5 milliard de francs et une marge Ebit entre 0 et 3%, en tenant compte des coûts de restructuration.
A moyen terme, la direction a défini trois scénarios, en fonction de la conjoncture. Si la demande tarde à se reprendre et que la pression sur les prix demeure, les recettes sont attendues autour de 1,4 milliards et la marge Ebit entre 2 et 5%. En cas de normalisation de l’environnement de marché, avec une demande stable, les ventes devraient atteindre 1,8 milliards et la marge Ebit entre 5 et 8%. Et dans le meilleur des scénarios, avec une pleine utilisation des capacités, le chiffre d’affaires pourrait atteindre 2,2 milliards et la marge Ebit 8 à 11%.