L’enquête publiée par Aberdeen Investments en partenariat avec CoreData Research, menée auprès de 300 conseillers financiers américains représentant 116 milliards de dollars d’actifs, montre que malgré une performance solide en 2025, cette classe d’actifs demeure marginale dans les portefeuilles.
Plus de la moitié des conseillers (51%) estiment que les portefeuilles traditionnels 60/40 ne sont plus adaptés à l’environnement actuel, marqué par l’incertitude macroéconomique et la volatilité des politiques publiques. Par ailleurs, 70% placent la protection contre les baisses au premier rang de leurs priorités pour les douze prochains mois. Pourtant, l’allocation moyenne aux matières premières ne dépasse pas 4,6%.
Près d’un conseiller sur deux observe une ouverture accrue des clients à ces investissements par rapport à il y a cinq à dix ans, et plus de la moitié augmentent leur recours aux actifs alternatifs pour diversifier les portefeuilles. En outre, 44% jugent qu’une allocation d’au moins 6% serait optimale, révélant un potentiel de progression significatif.
Cependant, un fossé persiste entre conviction professionnelle et adoption réelle. Deux tiers des conseillers indiquent que leurs clients ne comprennent pas clairement le rôle des matières premières dans l’atteinte de leurs objectifs financiers, et 41% considèrent cette classe d’actifs plus complexe à expliquer que les placements traditionnels. Les échanges se limitent souvent à la diversification, alors que des atouts tels que la liquidité, la sensibilité à l’inflation ou l’exposition à des tendances structurelles de long terme sont moins mis en avant.
L’intérêt des investisseurs se concentre surtout sur les métaux précieux et l’énergie. Les ETF apparaissent comme le véhicule privilégié pour accéder à ce segment, appréciés pour leur simplicité et leur liquidité. Selon Robert Minter, directeur de la stratégie d’investissement ETF chez Aberdeen Investments, l’éducation demeure essentielle afin de mieux intégrer les matières premières dans des portefeuilles résilients.
Lien vers l’étude: Expanding the commodities conversation | Aberdeen Investments