Les marchés européens terminent atones

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Paris prend 0,26%, Londres (-0,04%) et Francfort (-0,02%) restent stables, et Milan reflue de 0,10%. Zurich s’en tire mieux, le SMI finissant la séance sur une montée de 0,91%.

Les marchés boursiers mondiaux évoluaient sans direction commune mardi. L’Europe a terminé sans entrain, faute de catalyseur, tandis que New York dessine un rebond, avant les très attendus résultats de Nvidia.

En Europe, Paris a pris 0,26%, Londres (-0,04%) et Francfort (-0,02%) sont restées stables, et Milan a cédé 0,10%. La Bourse suisse a fait nettement mieux, son indice phare SMI terminant la séance sur une hausse de 0,91%.

A Wall Street, vers 17h50, l’indice Nasdaq glanait 0,97%, l’indice élargi S&P 500 0,63% et le Dow Jones 0,70%. Les marchés américains rebondissent après avoir cédé nettement du terrain la veille, rattrapés par «les inquiétudes sur les effets disruptifs de l’intelligence artificielle», relève Andreas Lipkow pour CMC Markets.

Dans l’ensemble, «la séance du jour est calme, on attend Nvidia», relève Matéis Mouflet, analyste de marché chez XTB France, interrogé par l’AFP. Les résultats annuels du mastodonte des puces électroniques et champion de l’intelligence artificielle Nvidia (+0,24%), première capitalisation mondiale, doivent être publiés mercredi soir après la fermeture de la Bourse.

«Comme à l’accoutumée, il faudra des résultats démesurés pour rassurer les marchés», estime Matéis Mouflet. Les investisseurs s’interrogent sur la rentabilité des dépenses colossales des géants de la tech dans l’intelligence artificielle, que ces entreprises financent de plus en plus en s’endettant.

Ils tentent aussi de déceler les entreprises dont le modèle économique souffrira le plus de l’irruption de l’intelligence artificielle. Plusieurs secteurs ont récemment été bousculés en Bourse pour cette raison, notamment celui des logiciels. Dernière victime en date: le géant de l’informatique IBM a chuté de plus de 13% à Wall Street, plombé par le lancement d’un nouvel outil IA de l’entreprise Anthropic qui vient concurrencer son quasi-monopole sur le langage de programmation Cobol.

Il tentait un rebond ce mardi, prenant 3,52% à Wall Street.

Megadeal entre Meta et AMD

Dans ce contexte, le géant des réseaux sociaux Meta (+0,07%) a conclu un accord pour l’achat de millions de puces à AMD (+6,96%), incluant la cession d’actions de ce dernier au propriétaire de Facebook. AMD s’est engagé à livrer, à partir du second semestre 2026, des processeurs graphiques (GPU), très prisés dans l’intelligence artificielle, représentant une puissance totale de six gigawatts (GW).

Lors d’une conférence téléphonique, la directrice financière d’AMD, Jean Hu, a évoqué un montant à «deux chiffres» en milliards de dollars par gigawatt, ce qui signifie qu’il devrait atteindre au moins 60 milliards de dollars.

Incertitude commerciale

Autre point d’attention des marchés: les nouveaux droits de douane mondiaux de 10% annoncés par Donald Trump dans la foulée de l’annulation vendredi d’une grande partie des précédentes mesures protectionnistes de Donald Trump par la Cour suprême des Etats-Unis. Pour ce nouveau taux, le président américain a pris pour base légale une loi de 1974 lui permettant de rééquilibrer les échanges entre les Etats-Unis et leurs partenaires économiques dès lors qu’un déséquilibre marqué de la balance des paiements est démontré.

Mais les marchés restent «sereins, dans la mesure où ces nouveaux droits de douane ne peuvent pas durer plus de 150 jours», et que cela «va être de plus en plus difficile pour Trump de les mettre à nouveau en place ensuite», selon Matéis Mouflet. Dans ce contexte, le dollar restait stable par rapport à l’euro (-0,02%) à 1,1788 dollar pour un euro vers 17h50. Le rendement de l’emprunt américain à échéance dix ans évoluait aussi sans mouvement, à 4,03%, au même niveau que la veille.

Le laboratoire danois Novo Nordisk (-3,08% à Copenhague), à la peine à cause de la concurrence sur ses traitements anti-obésité, a annoncé mardi qu’il allait réduire drastiquement aux États-Unis les prix de ses médicaments phare, à hauteur de 50% pour le Wegovy et de 35% pour l’Ozempic.

Le constructeur de composants pour l’industrie aéronautique MTU Aero Engines a cédé 6,64% à Francfort, après avoir annoncé un flux de trésorerie disponible d’un montant de 378 millions d’euros en 2025, en-dessous des prévisions de la banque Berenberg notamment.

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