Lagarde n’a pris «aucune décision» sur un départ anticipé de la BCE

AWP

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S’appuyant sur une seule source anonyme, présentée comme «proche de la pensée de Mme Lagarde», le Financial Times écrit que la première gardienne de l’euro envisageait de quitter ses fonctions avant l’échéance de son mandat de huit ans.

La présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, n’a pris «aucune décision» sur un éventuel départ anticipé, a affirmé mercredi un porte-parole de l’institution, après que le Financial Times a évoqué une possible sortie avant la fin de son mandat en 2027.

«La présidente Lagarde est totalement concentrée sur sa mission et n’a pris aucune décision concernant la fin de son mandat», a déclaré ce porte-parole dans un courriel reçu par l’AFP, démentant ainsi les informations relayées par le quotidien britannique.

En guise de réaction sur le marché des changes, l’euro abandonnait 0,16% en matinée, à 1,18 dollar.

S’appuyant sur une seule source anonyme, présentée comme «proche de la pensée de Mme Lagarde», le Financial Times écrit que la première gardienne de l’euro envisageait de quitter ses fonctions avant l’échéance de son mandat de huit ans, qui s’achève en octobre 2027, et ce avant l’élection présidentielle française prévue en avril 2027.

Arrivée à la tête de la BCE en novembre 2019 après avoir dirigé le Fonds monétaire international, Christine Lagarde souhaiterait, selon le FT, laisser aux dirigeants français et allemand la possibilité de s’accorder sur son successeur à la tête de cette institution clé.

Le président français Emmanuel Macron, qui ne peut briguer un troisième mandat, voudrait peser sur le choix du futur président de la BCE, dans un contexte politique européen jugé sensible, selon le quotidien.

La cheffe du RN, Marine Le Pen, est donnée en tête des sondages en vue de l’élection présidentielle. En cas d’empêchement après sa condamnation, son protégé Jordan Bardella pourrait la remplacer.

Tous deux sont eurosceptiques, un facteur de tensions potentielles avec les institutions européennes.

Le mandat de Christine Lagarde a été marqué par une succession de crises majeures, d’abord la pandémie de Covid-19, puis la guerre d’invasion russe en Ukraine avec la poussée inflationniste inédite qui a suivi.

La BCE à dû alors relever drastiquement ses taux d’intérêt, avant d’amorcer un assouplissement à partir de 2024.

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