La livre sterling cède du terrain mardi, les investisseurs envisageant davantage de baisses du taux directeur britannique après que le chômage au Royaume-Uni a atteint son niveau le plus élevé depuis cinq ans.
Le taux de chômage a progressé dans le pays sur les trois mois achevés en décembre, à 5,2%, selon les chiffres officiels publiés mardi, là où le consensus des analystes sondés par Bloomberg pensait qu’il stagnerait à 5,1%.
Un marché de l’emploi à la peine incite la banque centrale britannique à stimuler l’activité en abaissant son taux directeur.
Ainsi ces données, «moroses», «renforcent la probabilité d’une baisse du taux de la Banque d’Angleterre le mois prochain, avec au moins deux baisses de taux désormais anticipées pour 2026», explique Kathleen Brooks, analyste chez XTB.
En conséquence, vers 10h05 GMT (11h05 à Paris), la devise britannique cédait 0,24% par rapport au billet vert, à 1,3596 dollar pour une livre, et lâchait 0,19% à la monnaie unique européenne, à 87,12 pence pour un euro.
Les analystes attribuent ces chiffres à la hausse des cotisations patronales, à l’augmentation du salaire minimum, mais aussi aux effets de l’»Employment Rights Act», une loi qui renforce certains droits des travailleurs.
De leur côté, les métaux précieux enregistraient une deuxième séance consécutive de pertes.
L’or perdait 1,29% à 4927,66 dollars l’once, tandis que l’argent lâchait 2,40% à 74,7705 dollars l’once.
Ce reflux s’explique en partie par «des volumes d’échanges plus faibles résultant des jours fériés sur des marchés clés comme les États-Unis» la veille pour le President’s Day, célébré chaque troisième lundi de février, «ainsi qu’en Chine et dans plusieurs autres pays asiatiques pour le Nouvel An lunaire», constate Aarin Chiekrie, analyste chez Hargreaves Lansdown.
Le compte-rendu de la dernière réunion du comité monétaire de la Réserve fédérale américaine (FOMC) de janvier doit être publié mercredi.
Et vendredi, les investisseurs resteront attentifs à l’indice d’inflation PCE aux Etats-Unis et au Produit intérieur brut (PIB) américain du quatrième trimestre 2025.