Le yen recule avant les élections législatives au Japon

AWP/AFP

1 minute de lecture

Vers 11h25, la monnaie nippone chute de 0,62% face à la devise américaine, à 156,74 yens pour un dollar.

Le yen recule mercredi avec la perspective d’un bon score du parti de la Première ministre Sanae Takaichi aux élections législatives dimanche, pouvant faciliter l’adoption de plans de relance et alourdir la dette nationale.

Vers 11h25 à Paris, la monnaie nippone chutait de 0,62% face à la devise américaine, à 156,74 yens pour un dollar.

Fin janvier, le yen avait bénéficié des spéculations sur une possible intervention conjointe du Japon et des États-Unis sur le marché des changes.

Il reflue désormais en raison de «la confiance grandissante des acteurs du marché que la décision de la Première ministre Takaichi de convoquer des élections anticipées se révélera efficace pour consolider sa mainmise sur le pouvoir au Japon», souligne Lee Hardman, analyste chez MUFG.

Une bonne performance du Parti libéral-démocrate (PLD), le parti au pouvoir de droite nationaliste, permettrait à Mme Takaichi de mettre en oeuvre son plan de relance budgétaire massif.

Le marché craint en conséquence un endettement public plus important, qui pèserait sur les obligations d’Etat japonaises et le yen.

La Première ministre a par ailleurs estimé durant le week-end que la faiblesse du yen constituait «une excellente opportunité pour les exportateurs» japonais, avant de sembler revenir sur ses propos.

Le yen souffre aussi du «rebond généralisé du dollar, déclenché par la désignation par le président Trump» de «Kevin Warsh pour prendre la tête de la Réserve fédérale», ajoute M. Hardman.

Mais «le Sénat doit approuver sa nomination, une procédure qui peut s’avérer longue», puis «il devra concrètement prouver» qu’il n’est pas autant porté sur des baisses de taux que les candidats jusqu’ici pressentis, comme l’escompte le marché, tempère Antje Praefcke, de Commerzbank.

Après sa remontée, le billet marquait une pause (à -0,06%) face à la monnaie unique européenne, à 1,1811 dollar pour un euro.

Les analystes s’attendent à ce que la Banque centrale européenne (BCE) et la Banque d’Angleterre (BoE) laissent toutes deux leurs taux directeurs respectifs inchangés jeudi.

Les Etats-Unis ont par ailleurs officiellement mis fin à la paralysie d’une partie de l’administration fédérale, qui aura duré trois jours.

Après avoir perdu environ 14% entre jeudi et lundi, l’or enregistré mardi sa plus forte hausse journalière depuis 2008, gagnant 6,12%.

Il poursuivait sa remontée mercredi, prenant 1,99% à 5'045,50 dollars l’once.

L’argent rebondissait lui de 5,04%, à 89,4564 dollars l’once.

Considéré comme plus volatil et risqué par les investisseurs, le bitcoin lâchait 0,08%, à 76'079,13 dollars, après avoir atteint la veille son plus bas depuis la ré-élection de Donald Trump en novembre 2024.

A lire aussi...