Marchés asiatiques: prudence avant l’emploi américain

AWP

2 minutes de lecture

A la Bourse de Tokyo, l’indice vedette Nikkei a clôturé en hausse de 1,60% à 51.939,89 points et l’indice élargi Topix sur un gain de de 0,85% à 3.514,11 points.

Les Bourses asiatiques se sont montrées prudentes vendredi dans l’attente de chiffres cruciaux sur l’emploi américain, mais Tokyo s’est efforcé de rebondir après avoir pâti du regain de tensions sino-japonaises et le champion chinois de l’IA MiniMax a démarré en trombe à Hong Kong.

Tokyo se ressaisit, la prudence domine

A la Bourse de Tokyo, l’indice vedette Nikkei a clôturé en hausse de 1,60% à 51.939,89 points et l’indice élargi Topix sur un gain de de 0,85% à 3.514,11 points.

La prudence a dominé sur les autres places asiatiques, dans des échanges volatils. Séoul a gagné 0,75%, mais Sydney a fini à l’équilibre et Taipei a cédé 0,24%. Et vers 06h30 GMT, l’indice hongkongais Hang Seng s’adjugeait 0,20%.

Tokyo s’était enfoncée ces derniers jours après l’annonce par Pékin d’un durcissement des contrôles sur les exportations de biens chinois à double usage civil et militaire vers le Japon, ce qui pourrait affecter les précieux acheminements de terres rares.

Mais le marché a finalement rebondi vendredi, quelque peu rasséréné par une bonne performance de Wall Street et par des clarifications du ministère chinois du Commerce, qui a assuré jeudi que ces restrictions ne cibleraient que des équipements de Défense.

Sur le marché des changes, la devise japonaise cédait 0,33% à 157,39 yens pour un dollar.

Dans l’ensemble de la région, l’heure était cependant à l’attentisme avant la publication vendredi du rapport officiel sur l’emploi américain du mois de décembre.

«Ces chiffres constituent le premier ensemble complet et fiable de statistiques officielles sur l’emploi américain depuis le début du blocage budgétaire de l’automne», et pourraient éclairer «la marge de manoeuvre dont disposera la Réserve fédérale (Fed) pour continuer à baisser ses taux d’intérêt cette année», explique Kyle Rodda, analyste de Capital.com.

Autre source d’incertitude pour les marchés selon lui : «la Cour suprême pourrait statuer sur la légalité de certains droits de douane imposés par Trump et sur la légitimité du pouvoir du président à les imposer. S’ils étaient invalidés, cela serait bénéfique pour les perspectives de l’économie américaine».

Fast Retailing (Uniqlo) s’envole

Le géant japonais du prêt-à-porter Fast Retailing (Uniqlo) s’est envolé de 10,67% à la Bourse de Tokyo après avoir relevé jeudi ses prévisions de bénéfices et de chiffre d’affaires pour son exercice décalé 2025/26, se félicitant notamment d’un retournement sur le marché chinois.

Rio Tinto s’effrite

Le géant minier anglo-australien Rio Tinto s’est effondré de 6,27% à Sydney, plombé par l’annonce de discussions avec Glencore, géant suisse de l’extraction minière et du négoce des matières premières, en vue d’une éventuelle fusion

Glencore a confirmé vendredi la reprise de «discussions préliminaires», un an après l’échec de précédents pourparlers, et a précisé que, si elles aboutissaient, le rapprochement pourrait se faire par le biais d’un rachat par Rio Tinto.

Maxi-démarrage pour MiniMax, star chinoise de l’IA

Le champion chinois de l’intelligence artificielle (IA) MiniMax a fait une introduction fracassante à la Bourse de Hong Kong, où son titre s’envolait à la mi-journée d’environ 80%.

MiniMax vise le marché grand public, en particulier hors de Chine, avec ses outils d’IA générative pour la parole, la musique et la vidéo, mais fait face à des poursuites entamées par Disney et Universal, géants américains du divertissement, pour violations du droit d’auteur.

Jeudi, son compatriote Zhipu AI avait fait des débuts moins éclatants à Hong Kong, se hissant d’environ 12% lors de sa première séance.

Ces deux introductions en Bourses, largement sur-souscrites par les investisseurs, reflètent cependant l’attrait toujours vif autour de l’IA chinoise, en pleine rivalité technologique avec les Etats-Unis.

Le pétrole grimpe

Vers 06h30 GMT, le baril de WTI nord-américain gagnait 0,93% à 58,30 dollars et celui de Brent de la mer du Nord 0,97% à 62,59 dollars.

Le marché pétrolier restait porté par les risques géopolitiques et une application plus offensive des sanctions américaines, avec la saisie par les Etats-Unis de deux navires pétroliers, dont l’un aux liens présumés avec l’Iran.

L’accroissement de l’exploitation des ressources pétrolières du Venezuela, dont la perspective avait plombé les cours de l’or noir en début de semaine, pourrait prendre des années. Reste que le marché mondial demeure largement sur-approvisionné, ce qui devrait contribuer selon les analystes à limiter les gains de l’or noir.

L’or, de son côté, faisait du sur-place (-0,07%) à 4474 dollars l’once.

A lire aussi...