Marchés en Asie: Bourses optimistes, repli du pétrole

AWP

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A la Bourse de Tokyo, l’indice vedette Nikkei a terminé en hausse de 1,32% à 52’518,08 points, nouveau sommet en clôture, et l’indice élargi Topix a gagné 1,75% à 3538,44 points.

Les Bourses asiatiques ont grimpé mardi, Tokyo et Séoul touchant de nouveaux records, toujours dopées par la tech et l’optimisme pour 2026, tandis que l’or restait solide et que le pétrole se repliait face aux incertitudes géopolitiques autour du Venezuela.

A la Bourse de Tokyo, l’indice vedette Nikkei a terminé en hausse de 1,32% à 52’518,08 points, nouveau sommet en clôture, et l’indice élargi Topix a gagné 1,75% à 3538,44 points.

Après un début en repli, Séoul a fini en progression de 1,52%, l’indice Kospi ayant même dépassé pour la toute première fois la barre symbolique des 4500 points, dopées par les groupes de construction navale et de Défense mais aussi par la tech, le géant des puces SK Hynix ayant flambé de 4%.

Taipei a gagné 1,57%, et vers 06H40 GMT, l’indice hongkongais Hang Seng avançait de 1,60%.

Dans le sillage de Wall Street, les places asiatiques ont poursuivi leur envolée de la veille, toujours portées par un optimisme persistant notamment nourri par le boom des valeurs liées aux puces et à l’intelligence artificielle (IA).

A Tokyo, «la question clé est de savoir si le marché pourra poursuivre sa hausse malgré les attendues prises de bénéfices à des niveaux élevés», observe Keita Yamaguchi, du cabinet Monex Securities.

«En l’absence d’actualité locale saillante, l’ouverture du salon technologique CES à Las Vegas» avec son lot d’annonces, «devrait entraîner une forte augmentation des achats dans le secteur des valeurs technologiques», insiste-t-il.

Dans ce contexte, les tensions autour de l’opération américaine au Venezuela paraissaient éloignées.

«La Bourse japonaise mène le mouvement, la région est restée largement indifférente aux turbulences en Amérique latine. Tokyo, en pleine phase haussière depuis trois ans, est porté par la tech, l’intelligence artificielle et la croissance des bénéfices», explique Stephen Innes, de SPI Asset Management.

«La géopolitique n’a d’importance que si elle menace ce moteur de croissance. Pour l’instant, ce n’est pas le cas», tranche-t-il.

Le marché saluait aussi les premiers indicateurs commerciaux publiés dans la région ces derniers jours «avec une hausse de 24% sur un an pour le Vietnam, portée par les performances solides de l’électronique et des machines», tandis que «les exportations sud-coréennes ont progressé de 13% sur un an grâce à l’envolée des ventes de semi-conducteurs», relève Michael Wan, de MUFG.

Si l’on attend encore les chiffres chinois, «le tableau qui se dessine est favorable», juge-t-il.

Hyundai Motor bondit, son robot humanoïde intrigue

Le constructeur automobile Hyundai Motor a flambé de plus de 8% dans les premiers échanges à la Bourse de Tokyo, avant d’effacer ses gains dès la mi-journée.

A l’origine de ce très temporaire accès de fièvre, la présentation par Hyundai au salon CES de Las Vegas d’un prototype de son robot humanoïde Atlas, assurant que ce dernier entrera en service dans des usines américaines d’ici 2028.

Le pétrole recule, toujours rivé au Venezuela

Le marché du pétrole, après ses fluctuations de lundi, retombait à nouveau mardi: vers 06H40 GMT, le baril de WTI nord-américain cédait 0,27% à 58,16 dollars et celui de Brent de la mer du Nord 0,23% à 61,62 dollars.

Les investisseurs continuent de s’interroger sur la situation au Venezuela, les analystes doutant que les entreprises américaines puissent exploiter rapidement les gigantesques réserves de brut du pays.

L’or reste solide, le dollar se stabilise

Habituelle valeur refuge face aux incertitudes politiques, l’or s’était envolé lundi. Il continue de se renforcer mardi dans les échanges asiatiques: vers 06h40 GMT, il montait de 0,30% à 4.462 dollars l’once.

Pour sa part, le dollar – après avoir pâti lundi de l’enlèvement deux jours plus tôt du président déchu Venezuela Nicolas Maduro par l’armée américaine – se stabilise face à la devise japonaise, à 156,41 yens.

«Nous pensons que la vigueur du dollar observée au tout début de l’année ne se maintiendra probablement pas (...) en se basant sur notre conviction que le marché du travail américain restera atone et que, par conséquent, la Réserve fédérale procédera probablement à des baisses de taux plus importantes qu’actuellement anticipées», estime Michael Wan.

Alors qu’à l’inverse, les devises asiatiques pourraient bénéficier selon lui des performances en termes d’exportations et de croissance économique des pays de la région.

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