Le dollar évolue mardi à un niveau similaire à celui de la veille, malgré la publication d’un rapport mensuel sur l’emploi aux Etats-Unis très attendu, la livre profitant pour sa part d’une progression de l’activité plus forte que prévu au Royaume-Uni en décembre.
«Alors que les chiffres de l’emploi pour novembre étaient positifs, avec 64’000 emplois créés au lieu des 50’000 attendus, le taux de chômage s’est révélé plus élevé que prévu, à 4,6%», notent les analystes de Monex USA.
De quoi donner du fil à retordre aux investisseurs quant à leurs anticipations sur les prochaines décisions monétaires de la banque centrale américaine (Fed). D’autant que les ventes au détail, publiées au même moment mardi, sont restées stables.
Pour Gina Bolvin, analyste de Bolvin Wealth Management Group, «cette combinaison donne à la Fed plus de liberté pour changer de cap sans paniquer».
Les anticipations pour la réunion de janvier de la Fed sont restées inchangées, selon l’outil de veille CME FedWatch: un statu quo est largement attendu, après trois baisses consécutives des taux.
Les investisseurs pourraient y voir un peu plus clair jeudi, lorsque sera publié l’indice d’inflation américaine CPI pour le mois de novembre.
Vers 18H55 GMT, le billet vert lâchait 0,02% face à la monnaie unique européenne, à 1,1754 dollar pour un euro.
La livre sterling avançait de son côté de 0,37%, à 1,3427 dollar pour une livre, et montait de 0,35% par rapport à l’euro, à 87,55 pence.
L’indice d’activité PMI au Royaume-Uni s’est élevé en décembre à 52,1, contre 51,2 en novembre, grimpant au-dessus des 51,5 du consensus de Bloomberg, selon les chiffres publiés mardi par S&P Global.
Ces données confortent l’idée d’»une croissance plus soutenue au premier trimestre 2026» dans ce pays et «suggèrent que le Comité de politique monétaire» de la Banque d’Angleterre «devra faire preuve de prudence», a estimé Elliott Jordan-Doak, analyste chez Pantheon Macroeconomics.
Les observateurs du marché s’attendent cependant à ce que la banque centrale réduise son taux directeur d’un quart de point de pourcentage lors de sa prochaine réunion jeudi, alors que le taux de chômage au Royaume-Uni sur les trois derniers mois de l’année a atteint un plus haut depuis près de cinq ans, à 5,1%.