Le dollar pâtit de données décevantes sur l’emploi américain, la livre s’envole

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Vers 20h30, le billet vert lâche 0,45% face à la monnaie unique européenne, à 1,1677 dollar pour un euro.

Le dollar reculait mercredi, miné par des chiffres de l’emploi moroses aux Etats-Unis, qui pointent vers une nouvelle baisse des taux de la Fed, tandis que la livre profitait d’une activité dans les services au Royaume-Uni plus forte que prévu en novembre.

Vers 19H30 GMT, le billet vert lâchait 0,45% face à la monnaie unique européenne, à 1,1677 dollar pour un euro.

Le Dollar index, qui compare la devise américaine à un panier d’autres monnaies, perdait pour sa part 0,52% à 98,84 points.

Le rapport d’ADP/Stanford Lab publié mercredi a montré que le secteur privé a détruit 32.000 emplois en novembre aux Etats-Unis, là où les analystes s’attendaient à la création de 10.000 emplois, selon le consensus compilé par Bloomberg.

La faiblesse de l’indicateur ADP est de nature à conforter les marchés dans l’idée que la banque centrale américaine abaissera ses taux pour la troisième fois consécutive, à l’issue de sa réunion des 9 et 10 décembre.

Le dollar est aussi plombé par la possible «nomination de Kevin Hassett à la tête de la Fed» alors que le président actuel de l’institution, Jerome Powell, arrive à la fin de son mandat, expliquent les analystes de Scotiabank.

Principal conseiller économique de Donald Trump, Kevin Hassett est, comme le président américain, partisan d’une politique monétaire accommodante.

En parallèle, la devise britannique s’envolait de 1,04% par rapport au billet vert, à 1,3351 dollar pour une livre, et grimpait de 0,59% contre l’euro, à 87,45 pence pour un euro.

L’activité dans le secteur des services a accéléré en novembre au Royaume-Uni, selon l’indice PMI publié mercredi par S&P Global, qui s’est porté à 51,3, au-dessus du chiffre de 50,5 escompté par les analystes recensés par Bloomberg.

Cela «suggère que le sentiment dans le secteur des services n’est pas aussi mauvais que redouté, bien que l’activité reste à un niveau morose», souligne Kathleen Brooks, de XTB.

«Le budget de la semaine dernière a été globalement bien accueilli par les marchés, réduisant ainsi la prime de risque sur la devise», ajoute Ricardo Evangelista, analyste chez ActivTrades, interrogé par l’AFP.

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