Lors d’un exposé vendredi à Zurich, le président de la Banque nationale suisse (BNS), Martin Schlegel, a expliqué en quoi consistait le processus menant à la prise de décision de politique monétaire. Ce dernier se déroule toujours de manière identique, quel que soit le contexte.
«Le processus menant à la décision de politique monétaire de la BNS se déroule en deux temps: une phase préparatoire, suivie de l’examen de la situation économique et monétaire à proprement parler», a détaillé M. Schlegel. Les travaux commencent peu après la clôture de l’examen trimestriel précédent.
Lors de la phase préparatoire, des discussions ont lieu entre les économistes de la division Affaires économiques et le président de la direction générale. Elles portent sur l’évolution de la conjoncture à l’étranger et en Suisse, ainsi que sur les indicateurs monétaires, comme le niveau des taux d’intérêt, le cours de change, les agrégats monétaires et le crédit.
La seconde phase vise à déterminer si la politique monétaire en vigueur demeure appropriée pour assurer la stabilité des prix à moyen terme. La décision de politique monétaire de la banque centrale porte donc sur le niveau de son taux directeur. Les changements apportés au taux directeur influent sur le niveau des taux d’intérêt et sur le cours de change du franc.
«Cette approche structurée et systématique facilite l’identification des changements et de la nécessité d’une intervention en matière de politique monétaire», a poursuivi le président de l’institut d’émission. Le processus n’est cependant «en aucun cas rigide et mécanique», a-t-il souligné. Il offre au contraire toute latitude pour réagir avec souplesse.
La BNS prend une décision de politique monétaire à chacun de ses examens de la situation économique et monétaire, en mars, en juin, en septembre et en décembre.