L’activité économique du secteur privé dans la zone euro est restée bien orientée en novembre, malgré un très léger ralentissement de sa croissance, selon des données publiées vendredi par S&P Global.
L’indice PMI Flash, calculé sur la base de sondages auprès d’entreprises, s’est établi à 52,4 points ce mois-ci, contre 52,5 points en octobre, ce qui constituait un plus haut depuis deux ans et demi.
Un chiffre situé sous la barre des 50 signale une baisse de l’activité. Au-dessus de ce seuil, il reflète une expansion.
Dans l’ensemble, ces chiffres continuent «de signaler une croissance soutenue de l’activité du secteur privé de la région», a résumé S&P Global dans un communiqué.
Dans le détail, l’activité économique de la zone euro reste surtout portée par le secteur des services, toujours en grande forme: il a cru à son rythme le plus élevé depuis un an et demi, à 53,1 points, accélérant encore le pas par rapport à octobre (53 points).
A l’inverse, l’industrie voit sa croissance s’essouffler: elle est tombée au niveau le plus bas depuis le mois de mars et ne se situe plus qu’à 50,5 points, contre 51 en octobre.
«Depuis plusieurs mois, le secteur manufacturier de la zone euro n’a connu aucune trajectoire bien définie», et «rien ne permet d’envisager, pour l’heure, une reprise durable» de l’activité industrielle, a commenté l’économiste Cyrus de la Rubia, de la Hamburg Commercial Bank, partenaire de ce baromètre.
Mais le dynamisme des services fait plus que compenser cette morosité du secteur industriel.
«Alors que la faiblesse de l’industrie pèse sur les performances globales de la région, le poids prépondérant du secteur des services dans l’économie devrait permettre à la zone euro d’afficher au quatrième trimestre une croissance plus marquée que celle enregistrée au trimestre précédent», espère-t-il.
En ce qui concerne les perspectives d’inflation et de taux d’intérêt, il relève une hausse des coûts dans les services, mais celle-ci reste «loin d’être alarmante et ne justifie pas un resserrement de politique monétaire». Autrement dit, la BCE devrait maintenir ses taux directeurs inchangés lors de sa prochaine réunion en décembre.