Les marchés européens terminent en baisse une séance marquée par la prudence

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Paris fléchit de 0,18%, Londres cède 0,47%, tandis que Francfort clôture proche de son point d’équilibre (-0,08%). Zurich se démarque avec une progression de 0,39%.

Les bourses mondiales évoluent avec prudence mercredi en attendant les résultats du géant américain des puces électroniques Nvidia, considérés comme un test décisif pour les grandes valeurs technologiques alors que les craintes sont croissantes quant à une bulle financière autour de l’intelligence artificielle (IA).

En Europe, la Bourse de Paris a légèrement reculé de 0,18%, Londres a cédé 0,47%, tandis que Francfort a terminé proche de son point d’équilibre (-0,08%).

A New York, vers 17H10 GMT l’indice S&P 500 grappillait 0,16%, le Nasdaq prenait 0,34%, tandis que le Dow Jones cédait 0,16%.

Tous les regards sont braqués sur Nvidia, première capitalisation boursière du monde, le marché attendant la publication de ses comptes pour le troisième trimestre de son exercice décalé 2025-2026 à 21H00 GMT.

Le groupe a atteint un tel poids boursier que ses résultats «sont devenus un moment macroéconomique», commente Florian Ielpo, responsable de la recherche macroéconomique de Lombard Odier AM.

Plus globalement, les titres des groupes technologiques ont porté les marchés financiers ces derniers mois, poussés par les espoirs que l’IA ouvre la voie à un nouveau cycle de croissance.

Il y a encore cinq ans, «les entreprises du secteur de l’intelligence artificielle représentaient 5% de la capitalisation boursière totale» de l’indice boursier MSCI World, qui regroupe plus de 1.600 entreprises cotées dans une vingtaine de pays développés, explique Florian Ielpo. «En 2025, c’est 30%, alors que le nombre d’entreprises n’a pas changé,» illustre-t-il.

En parallèle, le marché attend la publication mercredi des «minutes» de la Réserve fédérale américaine (Fed), compte rendu de la dernière réunion d’octobre de l’institution financière, lors de laquelle elle avait diminué ses taux directeurs.

Plusieurs membres de l’institution ont récemment joué la carte de la prudence sur une nouvelle baisse des taux à l’issue de la réunion de politique monétaire programmée les 9 et 10 décembre prochains.

Les acteurs du marché sont désormais partagés sur une réduction d’un quart de point de pourcentage des taux en décembre. Ils étaient quasi-unanimes un mois plus tôt sur le sujet.

Sur le marché obligataire vers 17H10 GMT, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l’Etat américain restait stable, à 4,10%, contre 4,11% mardi à la clôture. A deux ans, il atteignait 3,56%, après 3,57% la veille.

Le dollar prenait 0,37% face à la monnaie unique, à 1,1538 dollar pour un euro.

Des ventes en recul pour Target

A la cote, la chaîne d’hypermarchés Target gardait tout juste la tête hors de l’eau (+0,05%) après avoir fait état de ventes en recul au troisième trimestre et avoir revu ses prévisions à la baisse.

Le groupe s’attend désormais à un bénéfice net par action annuel de 7 à 8 dollars, contre 7 à 9 dollars auparavant.

Les résultats du géant des supermarchés Walmart sont quant à eux attendus jeudi et ces chiffres seront «un indicateur clé pour comprendre ce que font les consommateurs» américains, explique Steve Sosnick, analyste d’Interactive Brokers.

La défense en repli

Rheinmetall (-6,99%), Hensoldt (-5,11%) et Renk (-7,69%) ont été délaissées à Francfort, retombant à leur niveau d’août, après que le Kremlin a refusé mercredi de commenter des informations publiées par le média américain Axios selon lesquelles Washington et Moscou préparent discrètement un plan de paix pour mettre fin à la guerre en Ukraine.

Nokia se réorganise en deux pôles

L’équipementier finlandais de télécommunications Nokia a annoncé mercredi se réorganiser autour de deux segments, les infrastructures réseau et les infrastructures mobiles, pour profiter de l’essor de l’intelligence artificielle (IA).

Le groupe dévoile par ailleurs de nouveaux objectifs financiers de long terme, à savoir un bénéfice d’exploitation compris entre 2,7 et 3,2 milliards d’euros pour 2028, contre 2 milliards sur les 12 derniers mois dans sa nouvelle configuration.

A la Bourse d’Helsinki, le titre a fortement reculé de 6,98%.

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