Les Bourses asiatiques hésitantes digèrent la fin de la paralysie budgétaire US

AWP

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A la Bourse de Tokyo, l’indice vedette Nikkei a gagné 0,42% à 51’281,83 points, et l’indice élargi Topix 0,67% à 3381,72 points.

Les Bourses asiatiques ont hésité jeudi, dans des marchés digérant sans entrain la fin de la paralysie budgétaire aux États-Unis, tandis que les cours du pétrole se stabilisent dans un marché miné par les craintes d’une surabondance de l’offre.

A la Bourse de Tokyo, l’indice vedette Nikkei a gagné 0,42% à 51’281,83 points, et l’indice élargi Topix 0,67% à 3381,72 points.

La Bourse de Séoul a progressé de 0,84%, Sydney en revanche a abandonné 0,52% et Taipei 0,16%. L’indice hongkongais Hang Seng évoluait à l’équilibre (-0,02%) vers 07h35 (heure suisse).

Les places asiatiques sont apparues sans grand dynamisme, leur entrain de la veille s’étant essoufflé après une séance en ordre dispersé à Wall Street.

A la Bourse de New York, les investisseurs se sont ainsi désengagés des valeurs de la tech au profit de titres plus traditionnels, sur fond de déblocage budgétaire imminent aux États-Unis.

De fait, parallèlement au début des échanges asiatiques, le Congrès américain a définitivement adopté une proposition de loi qui permettra, une fois promulguée par Donald Trump, de lever la paralysie budgétaire la plus longue de l’histoire du pays.

«L’impact de ce blocage pourrait se traduire par un ralentissement immédiat de la croissance américaine (...), il pourrait également peser sur les indicateurs macroéconomiques: les chiffres de l’emploi de septembre devraient être publiés (d’ici quelques jours), mais ceux d’octobre pourraient ne pas être disponibles par la suite», avertit Michael Wan, de MUFG.

En conséquence, la Réserve fédérale américaine (Fed) «devra décider de sa politique monétaire dans un contexte d’incertitude accrue», au risque d’accentuer les divisions en son sein et de désorienter les marchés, souligne-t-il.

Après la fin du blocage budgétaire, «un défi encore plus important nous attend: la reprise de la publication de toutes les données économiques qui nous ont manqué», car elle n’étaient pas diffusées durant le «shutdown», abonde Michael Landsberg, de Landsberg Bennett Private Wealth Management, cité par Bloomberg.

Les investisseurs attendent par ailleurs la publication vendredi d’indicateurs chinois cruciaux sur les ventes de détail et la production industrielle, baromètres de la santé économique du géant asiatique.

Le yen faible soutien Tokyo

Pour autant, la faiblesse de la devise japonaise soutenait la Bourse de Tokyo, en favorisant la hausse des entreprises exportatrices – dont un yen affaibli rend plus attractives les ventes à l’international.

Vers 07h35, la monnaie nippone cédait 0,13% à 154,96 yens pour un dollar. Le yen a perdu près de 2,9% face au billet vert sur le mois écoulé.

«La devise intègre notamment l’orientation de la Première ministre Sanae Takaichi», nommée en octobre et défenseure d’une politique monétaire accommodante comme d’une expansion budgétaire à coup de mesures de relance massives, expliquent les experts de Standard Chartered.

«Cependant, la dépréciation du yen suscite des inquiétudes croissantes, car elle pourrait inciter les autorités japonaises à intervenir pour soutenir la monnaie», et un affaiblissement supplémentaire du yen «pourrait aggraver une inflation déjà élevée en renchérissant le coût des importations», ajoutent-ils.

Le pétrole se stabilise, l’or brille

Le marché pétrolier reste sous pression après la publication du rapport mensuel de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) qui nourrit les craintes d’un marché surapprovisionné en or noir.

Vers 07h35, le baril de WTI nord-américain cédait 0,09% à 58,44 dollars et celui de Brent de la mer du Nord 0,05% à 62,68 dollars.

De son côté, l’or gagnait 0,27% à 4207 dollars l’once, ayant franchi dans la nuit la barre des 4200 dollars.

«À court terme, la faiblesse des indicateurs économiques américains», notamment sur l’emploi, «qui sera accentuée par le retard accumulé dans la publication des données, crée un cercle vertueux pour l’or - pour lequel les mauvaises nouvelles sont en réalité de bonnes nouvelles», étant donné son statut de valeur-refuge, explique Stephen Innes, de SPI Asset Management.

«Sous la surface, la ruée (vers l’or) reste ancrée dans des fondamentaux solides: des déficits budgétaires américains records, une Fed politiquement paralysée, un dollar qui a tendance à fluctuer (...) et des droits de douane qui risquent d’importer une flambée inflationniste» aux États-Unis, explique-t-il, notant le robuste appétit des banques centrales à travers le monde pour le métal jaune.

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