Les marchés mondiaux évoluent légèrement dans le vert mercredi, adoptant une position attentiste dans un climat d’aversion pour le risque alors que les investisseurs cherchent un nouveau catalyseur.
En Europe, la Bourse de Paris est restée quasiment stable, grappillant 0,08%. Londres a avancé de 0,64%, l’indice Dax à Francfort a gagné 0,42%, Milan a progressé de 0,41% et Zurich de 0,46%.
A Wall Street, les trois principaux indices, atones en début de séance, se sont un peu redressés après la publication d’indices d’activité et d’emploi favorables aux Etats-Unis.
Le Nasdaq, qui avait chuté de plus de 2% mardi, avançait de 0,89% à 17H20 GMT. Le S&P 500 progressait de 0,64% et le Dow Jones de 0,48%.
Les marchés ont été un peu réveillés en fin de séance européenne par des nouvelles rassurantes du côté de l’économie américaine.
L’activité dans les services est repartie à la hausse en octobre aux Etats-Unis, selon l’indice ISM, pour atteindre un niveau plus vu depuis le mois de février (52,4%).
Le secteur privé américain, quant à lui, a créé 42'000 emplois le mois dernier, alors que les analystes en attendaient 22'000, selon l’enquête ADP/Stanford Lab qui avait fait état de destructions nettes d’emplois en septembre.
«Ces données économiques ont été favorables pour les actifs à risque», a noté Fawad Razaqzada, analyste chez StoneX.
Reste que les investisseurs attendent «un catalyseur» pour faire retrouver aux marchés une trajectoire haussière, estime Mabrouk Chetouane, responsable de la stratégie marchés de Natixis IM Solutions.
«On peut penser que ce sera la levée du shutdown aux Etats-Unis, qui permettrait d’avoir une vue un peu plus claire sur la situation conjoncturelle de l’économie américaine», a expliqué l’analyste, interrogé par l’AFP.
La paralysie des services publics aux Etats-Unis à cause du blocage budgétaire a battu mercredi un record de longévité en entrant dans son 36e jour.
Autre facteur qui invite les investisseurs à la prudence, «la cherté du marché actions»: «il est cher aujourd’hui, il le restera demain», assure le stratège de Natixis IM.
Pour Fawad Razaqzada de StoneX, «les investisseurs ont cherché de nouvelles raisons pour justifier les valorisations élevées qui ont jusque ici porté les marchés, sans trouver beaucoup de raisons convaincantes».
«Mais ils ne veulent pas vendre non plus, à en juger par le rebond du marché», a-t-il ajouté, soulignant que «les achats à bon compte sont un thème majeur sur les marchés actions expliquant pourquoi la baisse est limitée après chaque repli».
Le dollar reste ferme
Dans ce contexte, sur le marché des changes, le dollar reste ferme (+0,02%) face à la monnaie unique européenne, à 1,1482 dollar pour un euro vers 17H00 GMT. Le billet vert est au plus haut depuis mai.
«Dans cet environnement attentiste et incertain, le dollar continue à être plébiscité par les investisseurs en tant que valeur refuge», a commenté Mabrouk Chetouane.
Sur le marché obligataire, les taux américains à dix ans grimpaient à 4,15% contre 4,08% la veille.
Feu vert pour BMW
Le constructeur allemand BMW (+6,85% à Francfort à 85,80 euros) a annoncé avoir plus que triplé son bénéfice net au troisième trimestre, poussé par une hausse de ses livraisons, qui se sont maintenues aux Etats-Unis malgré les droits de douane, après une chute drastique de son résultat l’an dernier due à un rappel massif de véhicules.
Entre juillet et septembre, il a dégagé un résultat net de 1,70 milliard d’euros, en hausse de 256,5% sur un an, a indiqué le constructeur dans un communiqué.
Le pétrole se replie
Les prix du pétrole ont reculé après une hausse surprise des réserves commerciales de brut aux Etats-Unis.
Durant la semaine de sept jours achevée le 31 octobre, les stocks ont gonflé de 5,2 millions de barils, alors que les analystes attendaient une baisse d’environ 286.000 barils.
Vers 17H10 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord perdait 0,94% à 63,83 dollars, et celui de WTI américain cédait 1,1% à 59,89 dollars.
L’or semblait sur la voie de repasser la barre des 4.000 dollars l’once à 3.987 dollars (+1,39%).