La situation économique des PME suisses devrait se détériorer

AWP/ATS

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Différents représentants de l’usam se sont inquiétés mardi en conférence de presse du poids de la bureaucratie, de la pénurie de main-d’œuvre qualifiée et des restrictions en matière d’aménagement du territoire.

L’Union suisse des arts et métiers (usam) prévoit une détérioration ou une stagnation de la situation économique des PME pour les douze mois à venir. Elle rejette par ailleurs les deux initiatives populaires soumises en votation le 30 novembre prochain.

Selon le baromètre des PME, un sondage mené auprès de ses sections cantonales de l’usam, plus de la moitié d’entre elles (52%) s’attendent à une détérioration de la situation économique, tandis que 42% anticipent une stagnation. Ainsi, les PME sont «encore plus inquiètes qu’auparavant», a-t-il été relevé mardi.

Lors d’une conférence de presse, différents représentants de l’usam se sont inquiétés de l’augmentation de la bureaucratie, de la pénurie de main-d’oeuvre qualifiée et des restrictions en matière d’aménagement du territoire. Ces différents éléments pèsent sur le développement des PME. Le manque de jeunes talents préoccupe également la faîtière des PME.

Pour alléger les difficultés liées à la bureaucratie, le directeur de l’usam Urs Furrer a préconisé des ajustements dans trois domaines: le renforcement de la productivité, la réduction du rôle de l’État et l’ouverture de nouveaux marchés.

Départ à la retraite des baby-boomers

Selon le vice-président de l’usam Pierre Daniel Senn, le nombre de travailleurs qualifiés quittant le marché du travail est actuellement supérieur aux nouveaux arrivants. La situation ne va pas s’améliorer avec le départ à la retraite des baby-boomers.

Il devient aussi de plus en plus difficile de trouver des terrains pour les entreprises, a ajouté Pierre Daniel Senn. Cela représente un réel frein, notamment dans les cantons périphériques comme les Grisons. Sans compter que les retours retardent souvent les procédures.

Diversification

Concernant le commerce extérieur de la Suisse, Urs Furrer a mis en avant l’importance de la diversification. Il a demandé une mise à jour des accords de libre-échange existants et la conclusion de nouveaux accords avec l’AELE. L’accès au marché qui en résultera devra toutefois être adapté aux PME.

L’usam a par ailleurs exprimé son rejet de l’initiative Service citoyen et de l’initiative pour l’avenir, sur lesquelles le peuple se prononcera le 30 novembre.

«Nous avons déjà un système de bénévolat qui fonctionne très bien», a argumenté Pierre Daniel Senn concernant l’initiative qui veut que tous les jeunes, tous genres confondus, effectuent un service au bénéfice de la collectivité et de l’environnement. Urs Furrer a ajouté qu’elle n’était «pas nécessaire».

Selon l’usam, elle augmenterait les difficultés des PME, tout comme l’initiative pour l’avenir, qui veut taxer à 50% les successions et les donations à partir de 50 millions de francs. «Cette économie écologique imposée par l’Etat, qui nous dit ce qu’on doit penser, est très démotivante», a avancé Pierre Daniel Senn. Il a ajouté qu’un impôt ne touchant qu’une petite partie de la population, en l’occurrence les plus riches, n’était pas la bonne solution.

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