Récemment, la récente vague de partenariats technologiques s’est poursuivie, ce qui a contribué à propulser le S&P 500 vers des sommets jusqu’à un nouveau recul. AMD a notamment annoncé un accord pluriannuel portant sur plusieurs gigawatts de puces avec OpenAI, et OpenAI a également dévoilé de nouveaux produits et partenariats stratégiques avec Samsung, SK, NVIDIA, Oracle et Broadcom.
Cependant, même si ces accords ont renforcé la confiance de nombreux acteurs dans les perspectives de l’intelligence artificielle (IA), ils ont également suscité des inquiétudes quant au financement circulaire, qui consiste pour les entreprises à investir les unes dans les autres et à dépendre de leurs dépenses mutuelles. La situation a suscité des comparaisons avec la bulle des télécommunications au tournant du millénaire.
Pas de bulle technologique en vue
Toutefois, bien qu’on reste vigilant, la vague actuelle de financement des fournisseurs d’IA ne semble pas reproduire les bulles technologiques passées.
Premièrement, la portée des accords n’est pas démesurée. Par exemple, l’accord entre OpenAI et NVIDIA représenterait environ 13% du chiffre d’affaires prévisionnel de NVIDIA pour 2026. Deuxièmement, la santé financière des leaders actuels dans le domaine de l’IA est bien meilleure que celle des télécommunications au tournant du millénaire. Troisièmement, les valorisations sont plus raisonnables et la qualité des bénéfices est supérieure.
En effet, à la fin des années 1990, les leaders de l’Internet évoluaient à des ratios cours/bénéfices prévisionnels d’environ 60, tandis qu’aujourd’hui, les géants de l’IA se rapprochent davantage de 35, avec des bilans plus solides et des flux de bénéfices plus prévisibles.
Se concentrer sur l’innovation transformationnelle
Par conséquent, on recommandera aux investisseurs de procéder à des allocations progressives lors des baisses du marché et de continuer à se concentrer sur les thèmes d’innovation transformationnelle que sont l’intelligence artificielle, l’énergie et les ressources, et la longévité.
La Recherche d’UBS maintient également sa préférence pour le secteur technologique chinois, soutenu par des valorisations toujours attrayantes et de solides prévisions de croissance des bénéfices à moyen terme.