Les Bourses asiatiques rebondissent dopées par l’optimisme sur la Fed

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A la Bourse de Tokyo, l’indice vedette Nikkei a clôturé en rebond de 1,76% à 47’672,67 points et l’indice élargi Topix de 1,58% à 3183,64 points.

Les Bourses asiatiques ont nettement rebondi mercredi, dopées par des achats à bon compte et un regain d’espoir sur une baisse des taux de la Réserve fédérale américaine (Fed), qui estompait les nouvelles tensions commerciales sino-américaines et faisait trébucher le dollar.

A la Bourse de Tokyo, l’indice vedette Nikkei a clôturé en rebond de 1,76% à 47’672,67 points et l’indice élargi Topix de 1,58% à 3183,64 points.

Même engouement sur les autres places asiatiques: la Bourse de Séoul a gagné 2,68%, Sydney 1,03%, Taipei 1,80%. L’indice hongkongais Hang Seng s’adjugeait 1,78% vers 06h45 GMT.

Ces marchés avaient piqué du nez de concert mardi, plombés par le retour des tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine, la place tokyoïte étant de surcroît minée par la crise politique nippone.

Les Bourses asiatiques ont donc profité mercredi d’achats à bon compte de la part des investisseurs, qui permettent aux cours de se reprendre.

Mais surtout, elles bénéficiaient d’un regain d’espoir sur une possible réduction des taux de la banque centrale américaine (Fed), après des propos jugés encourageants de son président Jerome Powell.

«Il a signalé des risques de baisse sur le marché du travail, citant un ralentissement des embauches, une baisse de la croissance de l’emploi non agricole, un ralentissement des créations d’emplois (...) avertissant qu’un retard à agir pourrait entraîner des pertes d’emplois douloureuses», explique Lloyd Chan, de la banque MUFG.

«Cela renforce les anticipations de nouvelles baisses de taux, potentiellement deux autres cette année», ajoute-t-il.

De quoi revigorer les investisseurs, que l’absence de publications de certains indicateurs clés sur l’économie américaine en raison de la paralysie budgétaire du pays («shutdown») laissait dans l’obscurité.

«Le gouvernement américain reste bloqué, sans issue en vue, une paralysie budgétaire en passe d’être la plus longue de l’histoire des États-Unis», mais «compte tenu du graphique à points accommodant de la Fed publié en septembre, une baisse de 25 points de base des taux de la Fed plus tard ce mois-ci semble hautement probable», abondent les experts de Nomura.

Les titres des groupes exportateurs japonais étaient particulièrement recherchés en conséquence.

Les risques associés au bras de fer douanier entre Pékin et Washington ne sont pas dissipés pour autant, avertit Kathleen Brooks, analyste de XTB.

«Le président Donald Trump est censé rencontrer (son homologue chinois) Xi Jinping dans deux semaines en Corée du Sud, et nous anticipons une montée des tensions avant cette rencontre, les deux parties cherchant à s’imposer. Cela pourrait engendrer une certaine volatilité des actifs jugés à risques», comme les marchés d’actions, rappelle-t-elle.

La monnaie japonaise se ressaisissait mercredi, gagnant 0,55% à 151,01 yens pour un dollar vers 06H45 GMT.

Le yen avait lourdement trébuché depuis l’implosion vendredi soir de la coalition au pouvoir au Japon. Il reprenait des couleurs face à un billet vert sous pression, une hausse attendue des taux de la Fed étant susceptible d’amoindrir l’attractivité du dollar.

Valeur refuge bénéficiant d’un environnement international miné par les incertitudes, l’or s’est hissé mercredi à un nouveau sommet en fin d’échanges asiatiques, à 4198,83 dollars l’once.

Après avoir franchi la semaine dernière la barre inédite des 4000 dollars, «l’or est porté par de multiples facteurs: demande de valeurs refuges stimulée par les menaces douanières de Trump contre la Chine, fortes anticipations de deux baisses de taux de la Fed cette année, incertitude politique liée au +shutdown+ américain», soulignait dans une note récente Dilin Wu, du courtier Pepperstone.

Le marché pétrolier reste assombri par les perspectives d’une offre mondiale d’or noir trop abondante, sur fond de tensions commerciales ravivées entre la Chine et les Etats-Unis.

Vers 06h45 GMT, le baril de WTI nord-américain cédait 0,07% à 58,66 dollars, et celui de Brent de la mer du Nord de 0,14% à 62,30 dollars.

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