Fusions et acquisitions portent Goldman Sachs au troisième trimestre

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Le bénéfice net ressort à 4,1 milliards de dollars, en hausse de 37% sur un an, et à 12,25 dollars rapporté par action, contre 11 dollars environ anticipés par les analystes.

La banque d’affaires américaine Goldman Sachs a largement dépassé les attentes du marché au troisième trimestre grâce à la bonne dynamique de ses activités de conseil, en fusion et acquisition notamment, et aux commissions dans la banque d’investissement.

Le bénéfice net ressort à 4,1 milliards de dollars (3,3 milliards de francs), en hausse de 37% sur un an, selon un communiqué publié mardi, et à 12,25 dollars rapporté par action (donnée privilégiée par Wall Street), contre 11 dollars environ anticipés par les analystes.

Malgré ce chiffre, l’action cédait 2,43% vers 14H40 GMT à la Bourse de New York.

Le PDG David Solomon, cité dans le communiqué, a fait état d’un «environnement de marché plus favorable» lors de la période allant de juillet à septembre.

Après un deuxième trimestre marqué par une forte volatilité due notamment à la politique économique de Donald Trump, l’établissement new-yorkais a profité d’un regain d’activité chez ses clients.

Goldman Sachs a enregistré un bond de 42% des commissions dans la banque d’investissement.

Si l’horizon macroéconomique ne s’est pas totalement dégagé, la résilience de l’économie américaine et des droits de douane désormais plus lisibles ont notamment permis une accélération des entrées en Bourse.

Pour autant, le segment dédié aux émissions d’actions a dégagé des revenus moins élevés qu’escomptés par la place new-yorkaise, ce qui pourrait expliquer, pour partie, la baisse du titre mardi.

Le contexte macroéconomique plus porteur a aussi bénéficié aux fusions et acquisitions, Goldman Sachs arrivant assez largement en tête du classement des banques en fonction des commissions.

Lors de la conférence de presse de présentation des résultats, David Solomon a indiqué que la banque avait récemment dépassé le seuil de mille milliards de dollars de fusions et acquisitions qu’elle avait accompagné depuis le début de l’année.

Grâce à ce vent porteur, l’activité de conseil a vu ses revenus accélérer de 60% sur un an.

«Beaucoup de nos clients se sont adaptés au paysage actuel» et «se concentrent désormais sur le long terme et leurs décisions stratégiques», a insisté le PDG.

Les entreprises augmentent leurs investissements dans l’intelligence artificielle (IA), ce qui tire, pour partie, l’explosion des dépenses d’infrastructures d’IA, en particulier les puces et les centres de données.

David Solomon s’attend à ce que la structuration du secteur de l’IA entraîne une vague de consolidation, dont Goldman Sachs pourrait tirer avantage comme banque conseil.

Au total, le chiffre d’affaires atteint 15,18 milliards de dollars (+20%), ce qui constitue la troisième meilleure performance de la banque sur un trimestre.

Dans le même temps, la banque fondée par le Bavarois Marcus Goldman a su maîtriser ses coûts (+14%), en partie grâce au déploiement de l’IA en interne.

David Solomon a annoncé que le lancement d’un nouveau programme stratégique autour de l’IA, qui va notamment se consacrer, dans un premier temps, au démarchage ainsi qu’à l’intégration des nouveaux clients.

Outre les coûts, les résultats de l’établissement ont aussi été embellis par un repli de ses provisions pour crédits douteux (-15%).

Ces dernières se sont nettement réduites dans les cartes de crédit, un métier dont Goldman Sachs a choisi de se désengager il y a un an, cédant son activité à Barclays.

Le groupe envisage également de mettre un terme anticipé à son partenariat avec Apple, dont il émet les cartes de crédit Apple Card aux Etats-Unis, avant l’échéance prévue, en 2030.

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