USA: la réduction du déficit budgétaire «en bonne voie», estime Scott Bessent

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«D’après les chiffres du Bureau budgétaire du Congrès, et nous ne disposons pas encore des chiffres du Trésor, le déficit rapporté au PIB passera d’environ 6,5% à 5,9%», déclare le secrétaire américain au Trésor.

Le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a salué jeudi une estimation du déficit des Etats-Unis pour l’année écoulée, montrant que celui-ci s’est légèrement résorbé, notamment sous l’effet d’une forte hausse des recettes tirées des droits de douane.

Le Bureau budgétaire du Congrès (CBO), chargé d’analyser l’état des finances publiques de manière non partisane, a publié mercredi un rapport selon lequel le déficit fédéral était de 1800 milliards de dollars pendant l’année fiscale 2025.

C’est-à-dire que l’Etat de la première économie mondiale a dépensé 1800 milliards de dollars de plus qu’il n’en a engrangés entre octobre 2024 et septembre 2025 (l’exercice est décalé).

Cela représente un recul de 8 milliards par rapport à 2024.

D’ordinaire le secrétariat au Trésor publie chaque mois des données sur l’état des comptes publics. Et le déficit de l’année qui vient de s’achever est communiqué en octobre.

Mais M. Bessent a souligné jeudi que la paralysie budgétaire (ou «shutdown») en cours retardait les opérations.

Il a donc mis en avant le rapport du CBO, estimant que le pays était «en bonne voie» pour réduire tant le déficit que la dette qui en découle.

«D’après les chiffres du CBO, et nous ne disposons pas encore des chiffres du Trésor, le déficit rapporté au PIB (produit intérieur brut) passera d’environ 6,5% - le plus élevé jamais enregistré dans l’histoire des États-Unis en dehors des périodes de guerre ou de récession - à 5,9%», a-t-il souligné au début d’une conférence organisée par la Réserve fédérale (Fed), sur les banques locales.

L’assistance a applaudi ses propos.

Depuis son retour au pouvoir en janvier, le président Donald Trump a fortement relevé les droits de douane sur les produits entrant aux Etats-Unis, générant des ressources accrues.

Les recettes douanières (qui comprennent les taxes sur les importations) sont ainsi passées de 77 milliards en 2024 à 195 milliards en 2025 (+118 milliards).

Cela n’a pas pas réduit le déficit d’autant, les dépenses (notamment pour rembourser la dette) ayant continué à augmenter.

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