La Net-Zero Banking Alliance annonce l’arrêt de ses activités

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L’alliance bancaire pour le climat prend cette décision dans un contexte moins favorable pour le climat en Europe et aux Etats-Unis.

La Net-Zero Banking Alliance (NZBA), programme onusien de neutralité carbone du secteur bancaire, a annoncé vendredi l’arrêt de ses activités, dans un contexte moins favorable pour le climat en Europe et aux Etats-Unis. Le numéro un helvétique UBS s’était retiré en août dernier.

La NZBA avait été lancée en 2021 dans le cadre de l’Initiative financière du programme des Nations unies pour l’environnement (UNEP-FI), afin d’inciter les banques à prendre des mesures concrètes pour réduire l’empreinte carbone de leurs prêts et investissements et à jouer un rôle clé dans la transition vers une économie neutre en carbone.

UBS, l’un des membres fondateurs, avait annoncé début août se retirer de cette alliance, tout en saluant son «rôle précieux». La banque aux trois clés assurait alors que son ambition d’être un acteur de premier plan dans la durabilité restait intacte.

De l’autre côté du Jura, BNP Paribas, Crédit agricole, Société Générale, Crédit mutuel, le groupe BPCE (rassemblant les Banques populaires et les Caisses d’épargne) et la Banque postale faisaient par exemple partie de ce groupe, qui a compté à son pic jusqu’à près de 150 membres.

L’alliance avait mis en pause ses travaux fin août dans l’attente du résultat de ce vote.

Les banques du monde entier «peuvent continuer à utiliser» les travaux et les lignes directrices de l’alliance, précise un porte-parole, à même de «les aider à élaborer et à mettre en oeuvre leurs propres plans de transition vers la neutralité carbone».

Défections outre-Atlantique

Le club avait subi plusieurs défections depuis la fin d’année dernière, après l’élection à la présidence des États-Unis de Donald Trump, qui a notamment promis de «forer à tout-va», une formule devenue un de ses slogans de campagne («We will drill, baby, drill»).

Six grandes banques américaines avaient quitté la NZBA dans la foulée: Goldman Sachs, Wells Fargo, Citi, Bank of America, Morgan Stanley et JPMorgan Chase, suivies par des banques canadiennes, dont la Banque royale du Canada (RBC), et japonaises, comme Sumitomo Mitsui Financial Group et Mizuho.

Les membres de la NZBA avaient également revu à la baisse au printemps leurs ambitions communes.

Sous couvert de «flexibilité», l’alliance avait affectué une mise à jour sémantique diluant son objectif initial: les «directives» étaient devenues de simples «orientations» quand les «exigences» avaient été remplacées par des «recommandations», selon des documents internes consultés par l’AFP.

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