Le financement du gouvernement américain a expiré le 1er octobre

Libby Cantrill, Pimco

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Les actifs risqués ont tendance à baisser à l’approche d’une fermeture, puis à rebondir au fur et à mesure que des progrès apparaissent vers une réouverture.

Que se passe-t-il? 

Le financement du gouvernement américain a expiré le 1er octobre, entraînant la fermeture des services fédéraux jugés non essentiels, une première depuis 2018.

Pourquoi est-ce important pour l’économie? 

Une fermeture temporaire a généralement peu d’impact macroéconomique, car l’ensemble des fonctionnaires concernés (mais pas forcément les sous-traitants) perçoivent leurs arriérés de salaire une fois le gouvernement rouvert. Toutefois, plus la fermeture se prolonge, plus les effets dits «non linéaires» risquent de se faire sentir (par exemple: destruction de la demande, perte définitive d’activité économique, etc.). Nous estimons que le PIB réel annualisé recule de 0,1% à 0,2% par semaine, avec une aggravation possible si la situation perdure. À titre de référence, la plus longue fermeture comparable, celle de 2013, avait duré 16 jours.

Pourquoi est-ce important pour les marchés?

Historiquement, les marchés ont bien résisté à ces épisodes: les actifs risqués ont tendance à baisser à l’approche d’une fermeture, puis à rebondir au fur et à mesure que des progrès apparaissent vers une réouverture. Les rendements obligataires ont eu tendance à remonter, le dollar à se déprécier et l’or à progresser durant ces périodes. L’impact de marché est donc resté largement transitoire, hormis peut-être sur l’or et les taux, à la marge.

Est-ce différent cette fois-ci? 

Le consensus veut que l’histoire se répète: la fermeture serait de courte durée et, par conséquent, tout impact économique ou de marché resterait transitoire et probablement annulé par la suite. C’est sans doute le scénario le plus plausible. Toutefois, le risque qu’il en soit autrement est plus élevé qu’en 2013, car aucun mécanisme de contrainte n’existe aujourd’hui pour forcer la réouverture. Si la fermeture se prolonge au-delà des attentes, les effets économiques pourraient s’aggraver, à un moment où nous anticipons une «fenêtre de faiblesse» de la croissance américaine, avant une réaccélération attendue début 2026 avec l’entrée en vigueur de nouvelles baisses d’impôts pour les ménages.

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