Shutdown: Joseph Stiglitz y voit l’effet d’un «gouvernement dirigé par des oligarques»

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«Les républicains ont préféré un shutdown du gouvernement plutôt que l’accès aux soins pour les pauvres», déclare le prix Nobel d’économie.

Le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz a attribué mercredi la paralysie budgétaire dans laquelle sont entrés les Etats-Unis à un «gouvernement dirigé par des oligarques, qui ne se soucient pas des personnes les plus pauvres».

«Les républicains ont préféré un shutdown du gouvernement plutôt que l’accès aux soins pour les pauvres», a estimé auprès de l’AFP l’économiste américain, présent mercredi à Paris à un débat à l’Assemblée nationale sur la taxation du patrimoine des plus riches.

Les Etats-Unis sont entrés mercredi en période de paralysie budgétaire, le «shutdown», avec pour conséquence le gel d’une partie de l’administration fédérale, sans aucune solution en vue dans l’immédiat au Congrès entre les républicains de Donald Trump et l’opposition démocrate.

Pour Joseph Stiglitz, «tout ce que demandaient les démocrates, c’était l’accès aux soins des très pauvres et la poursuite de l’Obamacare», le programme d’assurance santé pour les ménages des classes populaires.

La paralysie budgétaire, «c’est ce que vous avez lorsque vous avez un gouvernement dirigé par des oligarques qui ne se soucient pas des personnes les plus pauvres de votre société», a ajouté l’économiste proche du camp démocrate, qui fut conseiller économique de l’administration Clinton.

Plusieurs centaines de milliers de fonctionnaires américains vont être mis au chômage technique et de fortes perturbations sont attendues pour les usagers des services publics. Une situation très impopulaire aux Etats-Unis, inédite depuis sept ans, et dont les deux camps se rejettent déjà la responsabilité.

Les démocrates «veulent tout fermer, nous ne le voulons pas», avait ainsi assuré Donald Trump mardi après-midi.

Joseph Stiglitz, ex-économiste en chef de la Banque mondiale, était l’invité d’un colloque organisé par la commission des Finances de l’Assemblée nationale française, aux côtés de l’économiste indienne Jayati Ghosh et de Gabriel Zucman, dont la proposition visant à créer en France une taxe sur les plus hauts patrimoines remue le débat politique dans le pays depuis plusieurs semaines.

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