Cevian Capital juge les règles plus strictes prévues en matière de fonds propres en Suisse incompatibles avec l’exploitation d’une grande banque internationale. Actionnaire d’UBS à hauteur de 1,4%, le remuant fonds activiste suédois estime qu’UBS ne disposerait d’aucune autre option réaliste que de déménager si les responsables politiques maintenaient les mesures prévues en matière de renforcement des capitaux.
Le lobbying serait inutile, car les directives ne peuvent plus être modifiées, a déclaré le cofondateur de Cevian, Lars Förberg, dans un entretien publié jeudi par le Financial Times. Cevian respecte cette décision, mais la juge incompréhensible. «UBS représente le plus grand gestionnaire de fortune en dehors des États-Unis, avec un risque faible. N’importe quel pays souhaiterait avoir une telle banque», a-t-il poursuivi.