La Bourse de New York évolue globalement en hausse mercredi, optimiste après un indicateur d’inflation aux Etats-Unis plus faible qu’attendu, vu par les investisseurs comme un nouveau signal que la Réserve fédérale (Fed) pourrait procéder à plusieurs baisses de taux.
Vers 16h05, l’indice Nasdaq prenait 0,43% et l’indice élargi S&P 500 gagnait 0,62%. Seul le Dow Jones était en décalage, lâchant 0,07%.
Sur un mois, l’indice des prix à la production (PPI) a reculé de 0,1% après avoir progressé de 0,7% en juillet, selon les données publiées par le ministère du Travail.
Les marchés anticipaient un ralentissement de l’indice, mais pas un recul.
En rythme annuel, l’indice a ralenti en août à +2,6%. En revanche, hors prix volatils de l’alimentation et de l’énergie, il a accéléré à +2,8%.
«Le principal enseignement à tirer de ce rapport est qu’il apaisera les craintes du marché concernant les répercussions sur les consommateurs, d’autant plus que l’indice des services liés à la demande finale a reculé de 0,2 % en glissement mensuel», estime Patrick O’Hare, de Briefing.com.
«La tendance est certainement meilleure que prévu, cela donnera le feu vert à la Fed pour baisser les taux d’intérêt mercredi prochain», ajoute auprès de l’AFP Sam Stovall, de CFRA.
Les banquiers centraux américains se réunissent la semaine prochaine. Cette fois, une baisse des taux - la première depuis décembre - est largement anticipée par les marchés.
«La vraie question est de savoir ce que montreront les autres données et si nous aurons la confirmation que nous aurons des baisses de taux en octobre ainsi qu’en décembre», assure Sam Stovall.
Selon l’analyste, le fait que le marché n’ait pas bondi à la publication du PPI «implique que les investisseurs vont accorder plus d’importance à l’indice des prix à la consommation (CPI) publié demain».
Dans ce contexte, sur le marché obligataire, le rendement des emprunts d’Etat américains à échéance 10 ans se détendait par rapport à la clôture mardi, à 4,06% contre 4,09%.
En parallèle, «les derniers résultats financiers du secteur technologique ont été plutôt encourageants» et tirent la place américaine, juge Sam Stovall.
Wall Street profite surtout du bond du spécialiste du «cloud» (informatique dématérialisée) Oracle, qui décollait de 41,09 à 340,74 dollars.
L’entreprise anticipe une croissance extrêmement soutenue pour l’exercice fiscal complet, avec un chiffre d’affaires de 18 milliards de dollars pour ses infrastructures cloud (+77%).
Profitant de l’engouement pour l’intelligence artificielle (IA) et les besoins massifs en centre de données, Oracle s’attend à ce que ses revenus augmentent substantiellement d’année en année, jusqu’à atteindre 144 milliards de dollars en 2030 pour la partie infrastructures cloud.
L’entreprise a toutefois réalisé un premier trimestre de son exercice décalé 2026 inférieur aux attentes.
La chaîne de magasins de jeux vidéo GameStop (+4,26% à 24,59 dollars) profitait elle aussi de la publication de ses résultats trimestriels. L’entreprise a dépassé les attentes aussi bien au niveau de son chiffre d’affaires que de son bénéfice net par action, donnée de référence pour les marchés.
Mercredi marque aussi l’arrivée à Wall Street du spécialiste suédois du paiement fractionné Klarna. L’entreprise a levé 1,37 milliard de dollars, soit nettement plus qu’espéré, grâce à un titre vendu au prix de 40 dollars l’unité.