Les marchés européens en hausse avant Jackson Hole

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Paris progresse de 1,21%, Francfort de 0,45%, Londres de 0,34% et Milan de 0,89%. A Zurich, le SMI monte de 1,16%.

Les bourses mondiales évoluent dispersées mardi, les investisseurs américains restant prudents avant la prise de parole du président de la Fed Jerome Powell au colloque des banquiers centraux à Jackson Hole, tandis que l’Europe se satisfait des discussions sur la guerre en Ukraine.

Sur le Vieux continent, les Bourses ont terminé dans le vert: Paris a pris 1,21%, Francfort 0,45%, Londres 0,34% et Milan 0,89%. A Zurich, le SMI a gagné 1,16%.

A Wall Street, vers 16H00 GMT, le Dow Jones était stable (+0,01%), le Nasdaq perdait 0,99%, et le S&P cédait 0,37%.

Les investisseurs ont en ligne de mire le discours en fin de semaine du président de la banque centrale américaine, Jerome Powell, à l’occasion du colloque annuel des banquiers centraux à Jackson Hole (Wyoming).

«Le marché a peu de doute» sur «une baisse des taux aux Etats-Unis en septembre» mais la «trajectoire par la suite» est «incertaine», relève Christopher Dembik, conseiller en investissement pour Pictet AM, interrogé par l’AFP.

Le président américain exhorte depuis plusieurs semaines M. Powell à baisser les taux directeurs, mais ce dernier, prudent, souhaite attendre d’en savoir plus sur la trajectoire de l’économie américaine avant de baisser les taux.

Vers 16H00 GMT, le rendement à dix ans de l’emprunt américain atteignait 4,31%, contre 4,33% la veille en clôture. A deux ans, l’échéance la plus sensible aux évolutions de la politique monétaire, le rendement atteignait 3,75%, contre 3,76%.

Sur le marché des changes, le billet vert était stable (-0,035%), à 1,166 dollar pour un euro.

Côté géopolitique, les marchés guettent les discussions pour aboutir à un accord de paix en Ukraine.

Ils ont bien accueilli la nouvelle d’une potentielle rencontre à venir entre Zelensky et Poutine, après que le président Donald Trump a rencontré les deux dirigeants ces derniers jours.

«Un optimisme croissant s’installe sur les marchés quant à la possibilité de parvenir à un accord», estime Susannah Streeter, de Hargreaves Lansdown.

La France et le Royaume-Uni réunissent ce mardi en visioconférence la «coalition des volontaires», une trentaine de pays essentiellement européens, sur les garanties de sécurité au centre des discussions pour mettre fin au conflit en Ukraine.

Home Depot dans le vert

La chaîne américaine de magasins de bricolage Home Depot a annoncé mardi un résultat net pour le deuxième trimestre de son exercice décalé inférieur aux attentes, constatant néanmoins que les clients continuaient de multiplier les petits projets d’amélioration de leur habitat.

Vers 15H55 GMT, l’action du groupe prenait 3,29% à 407,60 dollars à New York.

Intel s’envole

Intel prenait 7,90% à 25,54 dollars vers 16H10 GMT après que le géant japonais des investissements dans les technologies, SoftBank Group, a annoncé un investissement de 2 milliards de dollars dans le fabricant de puces américain, nouvelle étape du renforcement de sa présence aux Etats-Unis.

La défense chute

Les valeurs de la défense européenne ont chuté de concert mardi, le chef d’Etat ukrainien ayant précisé que Kiev avait offert de se fournir en armes américaines pour 90 milliards de dollars, le Financial Times évoquant lui un budget de 100 milliards financés par les Européens.

Si «le réarmement de l’Europe pour contrer la menace d’une nouvelle agression russe devrait continuer à soutenir les entreprises de défense», les «engagements des dirigeants européens» obtenus par M. Trump «pour acquérir davantage de matériel américain (donnent) l’avantage aux groupes américains», explique Susannah Streeter, de Hargreaves Lansdown.

A Paris, Thales a reculé de 4,11% et Dassault Aviation de 3,10%. A Francfort, Rheinmetall a cédé 4,85% et Hensoldt 9,51%. Saab dégringolait de 7,02% à Stockholm et Leonardo de 10,16% à Milan. Enfin, BAE Systems lâchait 3,88% vers 15H50 GMT.

Le pétrole sous pression

Côté pétrole, «les marchés commencent aussi à évaluer les conséquences potentielles d’un assouplissement partiel ou total des sanctions américaines sur l’énergie russe» dont le pétrole, note Ole R. Hvalbye, analyste matières premières chez Skandinaviska Enskilda Banken (Seb).

Vers 15H50 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord cédait 0,66% à 66,16 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, perdait 0,93% à 62,83 dollars.

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