On peut être assez pessimiste quant aux perspectives pour l’industrie européenne, malgré le redressement observé au début de 2025 qui est dû à l’anticipation des droits de douane imposés par l’administration Trump.
D’une part, la Chine dispose de capacités de production excédentaires dans l’industrie, et, confrontée à une plus grande difficulté à exporter aux Etats-Unis, va essayer d’écouler ses productions en Europe.
D’autre part, les Etats-Unis vont taxer les exportations européennes pour la majorité des biens à 15%, et l’Europe est en position de faiblesse dans la négociation avec les Etats-Unis en raison de sa dépendance vis-à-vis des entreprises technologiques américaines.
On doit donc malheureusement s’attendre d’une part à une baisse des exportations de l’Europe vers les Etats-Unis et à des délocalisations de production de l’Europe vers les Etats-Unis (amplifiées par l’écart qui concerne les prix de l’énergie); d’autre part, à une hausse des importations de l’Europe depuis la Chine, et donc au total à un recul de la production industrielle européenne.