Europe: entre surcapacités chinoises et tarifs douaniers américains

Patrick Artus, Ossiam

1 minute de lecture

L’industrie risque de subir une baisse des exportations vers les Etats-Unis, des délocalisations, une hausse des importations chinoises et, in fine, un affaiblissement durable de la production.

On peut être assez pessimiste quant aux perspectives pour l’industrie européenne, malgré le redressement observé au début de 2025 qui est dû à l’anticipation des droits de douane imposés par l’administration Trump.

D’une part, la Chine dispose de capacités de production excédentaires dans l’industrie, et, confrontée à une plus grande difficulté à exporter aux Etats-Unis, va essayer d’écouler ses productions en Europe.

D’autre part, les Etats-Unis vont taxer les exportations européennes pour la majorité des biens à 15%, et l’Europe est en position de faiblesse dans la négociation avec les Etats-Unis en raison de sa dépendance vis-à-vis des entreprises technologiques américaines.

On doit donc malheureusement s’attendre d’une part à une baisse des exportations de l’Europe vers les Etats-Unis et à des délocalisations de production de l’Europe vers les Etats-Unis (amplifiées par l’écart qui concerne les prix de l’énergie); d’autre part, à une hausse des importations de l’Europe depuis la Chine, et donc au total à un recul de la production industrielle européenne.

A lire aussi...