Marchés en Asie: la Bourse de Tokyo bondit de 3,3% grâce à la tech

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A la Bourse de Tokyo, l’indice vedette Nikkei a clôturé sur une hausse de 3,30% à 68’956 points.

Les Bourses asiatiques ont grimpé jeudi, Tokyo bondissant même de plus de 3% à la faveur de robustes valeurs technologiques, tandis que le pétrole refluait et que les taux obligataires peinaient à redescendre.

Bourses aidées par la tech

A la Bourse de Tokyo, l’indice vedette Nikkei a clôturé sur une hausse de 3,30% à 68’956 points.

A Séoul, l’indice Kospi a terminé sur un gain de 1,95%, Taipei a pris 0,86%. Les Bourses de Hong Kong et de Chine continentale étaient fermées en raison d’un jour férié.

Tokyo et Séoul profitent de la robustesse des valeurs liées à l’IA et aux semi-conducteurs, après une performance positive du secteur à Wall Street la veille.

«L’indice Nasdaq a progressé et, compte tenu des solides résultats de (l’expert américain des puces mémoires) Micron Technology, le Nikkei connaît une tendance acheteuse marquée, en particulier pour les valeurs liées aux semiconducteurs», confirment les experts de Monex Securities.

Ces valeurs tech japonaises, comme Tokyo Electron (+6,47%) ou Advantest (+9,77%), ont flambé de concert.

Le reflux des prix du pétrole contribuait aussi à conforter le moral des investisseurs, même si les marchés mondiaux restent confrontés à des signes persistants d’inflation et à des rendements obligataires toujours élevés.

La publication mercredi d’une inflation moins élevée qu’attendu aux Etats-Unis mais se maintenant à un niveau très élevé (+3,4% sur un an en août) n’a pas suffi à désamorcer les attentes d’un durcissement de la Réserve monétaire américaine (Fed) d’ici fin 2026.

Le pétrole souffle, le Brent sous 100 dollars

Vers 06H30 GMT, le cours du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre, référence du marché mondial, lâchait 0,74% à 97,30 dollars, retombant sous la barre symbolique des 100 dollars.

Le cours du baril de WTI nord américain pour livraison en novembre cédait lui 1,11% à 89,42 dollars.

Le marché salue une amélioration des volumes de brut acheminés depuis le Moyen-Orient, tandis que les États-Unis et l’Iran poursuivent leurs échanges, à travers des médiateurs, en vue de mettre fin aux hostilités et de rouvrir le détroit d’Ormuz.

L’emballée des taux continue

Dans la foulée de l’inflation américaine, les taux obligataires aux États-Unis ont d’abord connu un court répit avant de repartir en hausse, toujours dopés par la perspective de hausses des taux de la Fed sur fond de pressions inflationnistes et de dérapages budgétaires.

Le rendement des emprunts de l’État américain à dix ans évolue autour de 5,29%, au plus haut depuis 2007, et se rapproche de niveaux pas atteints depuis 2002.

Le rendement de la dette souveraine japonaise à dix ans reste lui très élevé, atteignant jeudi 3,077%, non loin du sommet depuis 1996 atteint la semaine dernière.

«Malgré une inflation américaine plus modérée, les marchés anticipent toujours un nouveau resserrement de la politique de la Fed, une hausse des taux étant d’ores et déjà pleinement intégrée pour le mois de décembre», commente Lloyd Chan, de la banque MUFG.

«Dans ce contexte, le rapport sur l’emploi américain de vendredi constitue le prochain test décisif pour les perspectives de la Fed et l’évolution des rendements obligataires», note-t-il.

Sur le marché des changes, la devise japonaise perdait 0,53% face à la monnaie américaine vers 06H30 GMT, à 158,25 yens pour un dollar, après la publication de minutes d’une réunion de la Banque du Japon qui ont déçu les investisseurs.

Le fleuron tech Nidec dévisse

Le japonais Nidec Corp., l’un des principaux fabricants mondiaux de moteurs de précision, au cœur d’un scandale comptable, a dévissé de près de 20% à la Bourse de Tokyo.

Il a annoncé jeudi l’équivalent de 4 milliards de dollars de dépréciations d’actifs sur son exercice annuel clos en mars.

Il a aussi fait état de charges équivalant à 3 milliards de dollars liées à des irrégularités comptables remontant à la période précédente, selon un document publié avec retard mercredi.

«Les résultats de Nidec se sont révélés désastreux et loin d’être définitifs, les auditeurs externes ayant refusé de valider les comptes malgré les importantes dépréciations comptabilisées, ouvrant la possibilité de nouvelles pertes au bilan», a observé Amir Anvarzadeh, analyste d’Asymmetric Advisors.

«L’entreprise reste totalement engluée dans une saga comptable qui ne faiblit pas», note-t-il.

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