L’euro patiente avant la BCE, le dollar peu affecté par la Fed

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Vers 11h20, la monnaie unique européenne perd 0,11% face au billet vert, à 1,1141 dollar pour un euro, et lâche à peine 0,05% face à la devise britannique, à 83,65 pence pour une livre.

L’euro reste stable jeudi, les économistes s’attendant à ce que la Banque centrale européenne (BCE) laisse son taux directeur inchangé plus tard dans la séance, tandis que le dollar a peu réagi au statu quo de la Réserve fédérale (Fed) la veille.

Le taux de dépôt de la BCE devrait rester fixé à 2,5%, après deux relèvements décidés cette année pour contenir les pressions inflationnistes alimentées principalement par la hausse des prix de l’énergie en raison des tensions au Moyen-Orient.

Avec l’inflation, les taux d’emprunt se sont récemment envolés à travers le monde, y compris en Europe. Ils ont bondi à des sommets inédits depuis plus de vingt ans en France, objet d’inquiétudes sur la soutenabilité de sa dette, la difficile adoption de son budget, et un environnement politique tendu à l’approche de l’élection présidentielle.

En conséquence, il est aussi plus coûteux pour les ménages et entreprises d’emprunter, ce qui produit des effets comparables à ceux d’un relèvement des taux directeurs.

Cette situation «devrait inciter la BCE à se montrer relativement plus prudente quant à la nécessité de nouvelles hausses de taux», un facteur baissier pour l’euro, estime Lee Hardman, analyste chez MUFG.

A ce stade le marché attribue encore «une probabilité de plus de 80% à une hausse de taux en décembre» en zone euro, soutient Patrick Munnelly, de Tickmill.

Vers 10H20 GMT (11H20 heure de Paris), la monnaie unique européenne perdait 0,11% face au billet vert, à 1,1141 dollar pour un euro, et lâchait à peine 0,05% face à la devise britannique, à 83,65 pence pour une livre.

Aux Etats-Unis mercredi, la Fed a laissé ses taux d’intérêt inchangés entre 3,75% et 4%, à quelques jours des élections législatives de mi-mandat («midterms») du 3 novembre, très disputées.

Dans le même temps, le patron de la Fed Kevin Warsh a réitéré l’engagement de la Fed à lutter contre l’inflation «trop élevée» dans le pays.

«Pour le dollar, toute l’affaire a donc été un non-événement: il n’y a pratiquement pas eu de mouvement» et les anticipations de taux n’ont pas été modifiées, constate Michael Pfister, analyste chez Commerzbank.

Les acteurs du marché anticipent largement une hausse des taux lors de la dernière réunion de l’année, en décembre, selon l’outil de veille du CME, Fedwatch.

Le PIB américain au troisième trimestre est aussi attendu jeudi, et celui en zone euro sera dévoilé vendredi.

Enfin, les analystes s’attendent à ce que la Banque du Japon (BoJ) garde également ses taux inchangés vendredi.

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