Les marchés européens portés par les résultats

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Paris prend 1,05%, Francfort 1,31%, Londres 0,26% et Milan 0,36%. A Zurich, le SMI avance de 1,21%.

Les bourses européennes ont terminé en hausse jeudi, portées par une salve de résultats d’entreprises, tandis que Wall Street reculait, plombée par la déception sur Alphabet, qui ravive les doutes sur la rentabilité de l’IA.

En Europe, la Bourse de Paris a gagné 1,05%, Francfort 1,31%, Londres 0,26% et Milan 0,36%. A Zurich, le SMI a avancé de 1,21%.

Francfort a été tirée par Adidas (+5,79%), dont le bénéfice net trimestriel a bondi de 53% sur un an, à un niveau record, dopé par le remboursement de droits de douane aux Etats-Unis.

A Londres, Shell (+1,73%) a profité d’un bénéfice net plus que doublé, à 12,1 milliards de dollars.

A Paris, Société Générale (+0,74%) et TotalEnergies (+1,20%) ont annoncé des bénéfices records, et Renault (+6,91%) un chiffre d’affaires en hausse au troisième trimestre.

Les marchés européens, «peu technologiques, qui avaient accusé un retard pendant le boom de l’IA, constituent des refuges naturels en cas de repli de ce secteur», relève Xavier Baraton, directeur des investissements de HSBC Asset Management.

A New York, vers 16H45 GMT, le Dow Jones cédait 0,37%, l’indice élargi S&P 500 0,35% et le Nasdaq, à forte coloration technologique, reculait plus nettement, de 1,32%.

Alphabet (-12,17%) a publié des résultats inférieurs aux attentes, pénalisé par un ralentissement de la publicité, quand Microsoft (-1,09%) a dépassé les attentes grâce à son activité d’informatique à distance (cloud).

«La question n’est plus, et depuis longtemps, de savoir si l’IA peut attirer les investissements, mais quelles entreprises seront capables de les transformer en bénéfices», souligne Marcus Weyerer, stratège chez Franklin Templeton.

Amazon et Intel publient leurs résultats jeudi soir. «Les chiffres de ces deux poids lourds de la technologie américaine, et surtout leurs prévisions pour les mois à venir, pourraient encore provoquer d’importants mouvements de marché», commente Andreas Lipkow, analyste de CMC Markets.

Croissance robuste aux Etats-Unis

La publication d’indicateurs solides a limité le repli des indices américains.

La croissance du produit intérieur brut (PIB) s’est fortement accélérée au troisième trimestre, à 3,4% en rythme annualisé, tirée par les investissements et la consommation des ménages. La croissance était de 2,2% au deuxième trimestre.

En même temps que les chiffres de la croissance, une autre donnée a été publiée par le service statistique BEA, nettement moins reluisante pour l’administration Trump. Elle confirme que la hausse des prix s’est accélérée en septembre, à 3,6% sur un an, selon l’indice d’inflation PCE, mesure préférée de la Réserve fédérale (Fed).

«Même si les tensions sur les prix de l’énergie s’atténuent, une hausse plus généralisée des prix pourrait ralentir le retour de l’inflation vers sa cible et conduire à maintenir les taux d’intérêt à un niveau élevé plus longtemps», prévient Olu Sonola, responsable de l’analyse économique des Etats-Unis chez Fitch Ratings.

Le rendement des emprunts d’Etat américains à dix ans s’établissait à 4,99%, contre 5,02% la veille en clôture.

Christine Lagarde sur le départ

La BCE a maintenu ses taux inchangés, une décision largement attendue mais éclipsée par l’annonce du départ de sa présidente Christine Lagarde le 7 février 2027, avant la fin de son mandat, pour retrouver «la liberté de parole, la liberté d’expression et la liberté de [s’]engager sur des sujets qui ne relèvent pas de la politique monétaire».

«La BCE est une institution politique et, si l’on en juge par les précédents, il est probable qu’un candidat inattendu soit finalement choisi pour remplacer Mme Lagarde (...) en raison des jeux politiques européens», prévient Andrzej Szczepaniak, économiste chez Nomura.

Vers 16H45 GMT, l’euro (+0,07%) s’échangeait à 1,1162 dollar.

Le pétrole recule

Vers 16H45 GMT, le baril de Brent cédait 1,21%, à 113,92 dollars, et le WTI américain 1,58%, à 101,16 dollars, dans le sillage d’informations de presse rapportant une tentative de relance des négociations entre Téhéran et Washington visant à écarter la perspective de nouvelles frappes américaines.

Les prix de l’énergie restent toutefois élevés. Ceux du pétrole, du gaz naturel et de l’électricité en Europe «se situent actuellement entre les scénarios +adverse+ et +sévère+ évoqués en septembre» par la BCE, relève Bastien Drut, responsable stratégie et analyse chez CPRAM.

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