Obligations mondiales: diversifier sans sacrifier le rendement

Jonathan Decurtins, Vanguard

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Couvertes contre le risque de change, les obligations mondiales peuvent réduire le risque tout en préservant le potentiel de rendement.

 

Les obligations mondiales peuvent réduire davantage la volatilité d’un portefeuille qu’une allocation exclusivement domestique, sans nécessairement diminuer les rendements attendus.

Si les investisseurs ont largement adopté la diversification internationale dans leurs allocations en actions, ils conservent encore souvent un biais domestique dans la partie obligataire de leurs portefeuilles.

Des recherches récentes sur les avantages d’une allocation obligataire mondiale suggèrent toutefois que cette préférence traditionnelle pour les marchés domestiques mérite d’être reconsidérée.

L’analyse des rendements historiques sur cinq grands marchés – Royaume-Uni, États-Unis, Canada, zone euro et Australie – montre qu’une exposition obligataire mondiale peut générer une volatilité plus faible qu’un portefeuille composé uniquement d’obligations domestiques, sans compromettre les perspectives de rendement.

Une diversification accrue sans sacrifier le rendement attendu

L’intérêt des obligations mondiales repose sur un principe fondamental: la diversification. En répartissant les investissements entre plusieurs marchés, un portefeuille bénéficie de corrélations imparfaites au fil du temps. Lorsque certains marchés évoluent dans une direction, d’autres peuvent suivre une trajectoire différente, contribuant ainsi à lisser les performances du portefeuille.

Des rendements plus réguliers

Les rendements obligataires des différents pays n’évoluent pas toujours de concert. Les différences de cycles de taux d’intérêt, de dynamiques inflationnistes et de politiques monétaires peuvent entraîner des comportements sensiblement différents d’un marché à l’autre.

Réunies au sein d’un portefeuille diversifié, ces différences peuvent contribuer non seulement à stabiliser les rendements, mais aussi à renforcer la protection en période de baisse, notamment lors des phases de tensions sur les marchés actions.

La couverture du risque de change est essentielle

L’un des principaux enseignements de l’analyse concerne l’importance de couvrir le risque de change lorsqu’on investit dans des obligations mondiales. En l’absence de couverture, les fluctuations des devises peuvent devenir une source importante de volatilité des rendements obligataires.

À l’inverse, couvrir l’exposition au change dans la devise de référence de l’investisseur permet aux performances de mieux refléter celles des marchés obligataires sous-jacents. À long terme, cette approche contribue à mieux maîtriser le risque tout en préservant le rôle stabilisateur des obligations au sein du portefeuille.

Historiquement, les obligations mondiales couvertes contre le risque de change ont affiché des résultats plus prévisibles et un meilleur effet de stabilisation que les allocations obligataires domestiques ou les obligations mondiales non couvertes.

Repenser l’exposition obligataire

Si les obligations mondiales peuvent renforcer la diversification au-delà des seuls marchés domestiques, l’allocation appropriée dépend de la situation propre à chaque investisseur. Le coût de la couverture de change, la devise de dépense, les besoins d’appariement des engagements ou encore les considérations fiscales peuvent tous influencer l’intérêt d’une exposition obligataire mondiale.

Les coûts de couverture du risque de change ont par ailleurs sensiblement diminué ces dernières années et restent relativement modestes au regard des avantages de diversification qu’ils peuvent contribuer à procurer.

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