Le pétrole grimpe avec les tensions entre l’Arabie saoudite et les Houthis

AWP/AFP

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Le Brent termine sur une poussée de 2,90% à 108,75 dollars et le WTI finit sur un bond de 4,38% à 105,83 dollars.

Les cours du pétrole continuent de progresser mardi, dopés par les hostilités entre les rebelles houthis du Yémen et l’Arabie saoudite, tandis que le marché garde un oeil attentif sur la situation entre l’Ukraine et la Russie.

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en novembre, a gagné 2,90%, à 108,75 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en octobre, s’est envolé de 4,38%, à 105,83 dollars.

«Le marché pétrolier reste agité», alors que «la situation au Moyen-Orient s’est de nouveau envenimée», a résumé Barbara Lambrecht, analyste de Commerzbank.

L’Arabie saoudite a promis mardi de riposter avec «fermeté», après de nouvelles attaques des Houthis pro-iraniens du Yémen contre son territoire.

Le mouvement houthi a infligé ces derniers jours d’importants revers aux forces gouvernementales yéménites et à leur allié saoudien, visant des infrastructures pétrolières du royaume et renforçant, au terme d’une offensive éclair, son emprise sur le détroit de Bab el-Mandeb.

Ce passage maritime, qui permet de relier l’Europe à l’Asie par la mer Rouge, est devenu particulièrement stratégique pour Ryad afin de contourner le détroit d’Ormuz, de l’autre côté du Golfe, dont la navigation est bloquée par l’Iran.

Et «l’oléoduc Est-Ouest de l’Arabie saoudite reste fermé», après avoir été touché par des attaques attribuées à des drones venant d’Irak, a souligné David Morrison, du courtier Trade Nation.

«Jusqu’à 7 millions de barils sont acheminés chaque jour vers la mer Rouge via ce passage», a détaillé Barbara Lambrecht, ce qui en fait une voie d’exportation de brut cruciale pour contourner le verrouillage d’Ormuz.

«De nombreuses incertitudes subsistent quant à l’ampleur des dégâts et à la durée de l’interruption» de l’oléoduc, ont relevé les analystes d’ING. «D’après certaines informations, il pourrait rester hors service pendant plusieurs semaines», ont-ils ajouté.

En parallèle, le marché continue de surveiller le conflit entre la Russie et l’Ukraine.

Un jour après s’en être pris à Kiev pour ses attaques contre des raffineries de diesel russes, Donald Trump a affirmé lundi que l’Ukraine et la Russie s’étaient engagées à ne plus frapper les infrastructures énergétiques adverses.

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a dit lundi que l’Ukraine était prête à prendre des «mesures de désescalade» si la Russie faisait de même, sans confirmer l’affirmation du président américain.

«Les Russes ont du travail devant eux pour réparer leurs infrastructures endommagées (...) c’est clairement leur talon d’Achille», a dit à l’AFP John Kilduff, analyste d’Again Capital.

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